Publié le 16-09-2019

La pharmacie centrale importe des médicaments similaires à ceux fabriqués en Tunisie

La présidente de la Chambre syndicale nationale de l'industrie pharmaceutique, Sarah Masmoudi, a appelé lundi 16 septembre 2019 le ministère de la Santé à réformer le système du secteur pharmaceutique en accélérant l'octroi de licences pour la vente des médicaments de fabrication tunisienne.



La pharmacie centrale importe des médicaments similaires à ceux fabriqués en Tunisie


En marge du colloque organisé aujourd'hui par le ministère de la Santé et la Pharmacie centrale avec la participation d'experts français et italiens du secteur pharmaceutique sur le thème "Assurer l'approvisionnement en médicaments et la tarification »,  Sara Al-Samoudi a déclaré :" Il est nécessaire de revoir le temps de réflexion pris par le ministère de la Santé pour accorder ces licences.

Elle a souligné que l'accélération de la délivrance de la licence pour vendre des médicaments sur le marché permettrait de résoudre le problème de la pénurie de médicaments. Elle a également expliqué que les fabricants de produits pharmaceutiques en Tunisie étaient paralysés par la lenteur de la délivrance de ces licences ainsi que par les difficultés financières résultant des prix élevés des matières premières importées et de la baisse du prix du dinar.

Al-Masmoudi a mis en garde contre l'aggravation de la crise de certains fabricants en raison du de leur déséquilibre financier, telle que la société Sivat.

Masmoudi a également révélé qu'il existait un autre obstacle pour les fabricants de produits pharmaceutiques en Tunisie, lié au système de détermination des prix des médicaments. Elle a rappelé que la fixation de prix pour la vente de médicaments reste sans mise à jour depuis des années empêchant les fabricants d'investir davantage ou de développer la production ou la production de nouveaux médicaments.

Elle a ajouté que l’importation de l'étranger des médicaments génériques par la pharmacie centrale payés en devises étrangères et vendus de manière subventionnée sur le marché alors que les fabricants tunisiens produisent des médicaments similaires de même qualité, en déclarant: "Cela augmente le déséquilibre financier ainsi que les déséquilibres de la pharmacie centrale".


Masmoudi a souligné que les sociétés pharmaceutiques tunisiennes (35 sociétés) ont tendance à orienter leurs produits vers l'exportation, notamment vers la Libye et les marchés européen et