Publié le 18-08-2026

Citroën condamné à verser 24,4 millions de dinars à Aurès Auto en Tunisie

La justice française vient de rendre une décision importante pour le secteur automobile tunisien



Citroën condamné à verser 24,4 millions de dinars à Aurès Auto en Tunisie

Le Tribunal des activités économiques de Paris a condamné, le 18 juin 2026, Automobiles Citroën à verser un total de 24,375 millions de dinars, soit environ 7,2 millions d’euros, à Aurès Auto et Aurès Gros, anciens distributeurs tunisiens de la marque française.

Cette condamnation intervient après la rupture du partenariat commercial et du contrat de distribution qui liaient Citroën aux deux sociétés tunisiennes depuis plusieurs années.

Quinze ans de partenariat avec Citroën

L’histoire entre Citroën et Aurès Auto remonte à 2005. Après sa reprise par le Groupe Loukil en 2006, Aurès Auto s’impose progressivement comme un acteur majeur de la distribution automobile en Tunisie.

En 2013, l’activité automobile du groupe est structurée autour de Universal Auto Distributors Holding (UADH). Pendant près de quinze ans, le partenariat avec Citroën contribue à renforcer la présence de la marque française sur le marché automobile tunisien.

Une rupture jugée brutale par la justice française

Le litige porte principalement sur les conditions de la fin du partenariat.

Citroën avait notifié la rupture du contrat en mai 2020, avec une prise d’effet prévue au 31 décembre 2020. Selon le Tribunal des activités économiques de Paris, cette période de préavis était insuffisante au regard de l’ancienneté de la relation commerciale entre les deux parties.

La juridiction française a estimé qu’un préavis de douze mois aurait dû être accordé, alors que seulement sept mois avaient effectivement été exécutés.

Plus de 24 millions de dinars d’indemnisation

La condamnation porte sur deux montants distincts :

- 19,5 millions de dinars au profit d’Aurès Auto ;
- 4,875 millions de dinars au profit d’Aurès Gros.

Le montant total atteint ainsi 24,375 millions de dinars, auxquels s’ajoutent les intérêts ainsi que les frais de procédure.

Une décision importante pour le secteur automobile tunisien

Au-delà du montant financier, cette affaire illustre les enjeux liés aux contrats de distribution automobile, aux relations de long terme entre constructeurs internationaux et distributeurs locaux, ainsi qu’aux conditions de rupture de relations commerciales établies.

Pour le marché tunisien, cette décision concerne directement un ancien acteur majeur de la distribution automobile en Tunisie et rappelle l’importance des engagements contractuels dans un secteur où les partenariats entre constructeurs étrangers et groupes tunisiens peuvent s’étendre sur plusieurs décennies.



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