Publié le 03-10-2026
France : le préfet de police de Paris alerte sur une mobilisation étudiante « hors de contrôle »
Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a averti, samedi 3 octobre 2026, que le mouvement de protestation étudiante qui touche la France était devenu « hors de contrôle ». Il a appelé les manifestants à revenir à des formes d’action pacifiques, tout en assurant que les autorités feraient preuve de fermeté face aux actes de violence et de dégradation.

Un avertissement face à la poursuite des manifestations
Dans un message publié sur la plateforme « X » avant les nouvelles manifestations prévues mardi prochain, Patrice Faure a estimé que les personnes à l’origine du mouvement n’étaient désormais plus en mesure de le contrôler. Il a appelé les étudiants à renoncer au blocage des établissements scolaires et à mettre fin aux violences.
Le préfet de police de Paris a déclaré : « Il est temps de revenir à des formes d’action pacifiques », appelant également les parents à prendre leurs responsabilités et à éloigner leurs enfants de l’influence de ceux qu’il a qualifiés d’« agitateurs professionnels » et de leurs soutiens.
Affrontements et interpellations
Les affrontements se sont intensifiés vendredi entre les forces antiémeutes et des lycéens dans plusieurs régions françaises, alors que les syndicats d’enseignants ont appelé à la grève. Le gouvernement du président Emmanuel Macron rencontre des difficultés à contenir les manifestations liées aux conditions dans les classes et au manque de financement.
Depuis lundi, les autorités ont interpellé environ 5 000 personnes à travers le pays, pour la plupart des adolescents. Des dizaines de personnes ont également été blessées. La porte-parole de la police nationale, Agathe Foucault, a indiqué que plus de 600 policiers avaient été blessés au cours des manifestations.
Des dégâts estimés à plusieurs dizaines de millions d’euros
Les violences ont également ciblé des enseignants et des citoyens, tandis que les dégâts matériels sont estimés à plusieurs dizaines de millions d’euros.
Les syndicats étudiants doivent organiser mardi une journée nationale de mobilisation, sur fond de craintes sécuritaires concernant une possible intensification des violences, notamment dans le centre de Paris. Les autorités mettent également en garde contre le risque que des groupes anarchistes profitent du mouvement de protestation.
Pourquoi les étudiants protestent-ils ?
Les étudiants, qui ont installé des barrages devant plusieurs lycées, dénoncent la surcharge des classes, le manque d’enseignants et la dégradation des bâtiments scolaires. Ils attribuent la détérioration des conditions dans les établissements à plusieurs années de sous-investissement.
