Publié le 10-04-2026

Des spécialistes alertent : la chirurgie esthétique va bien au-delà de l’apparence

Plusieurs spécialistes en chirurgie esthétique ont souligné, ce vendredi, la nécessité de repenser les perceptions sociales et les politiques de santé liées à cette spécialité, considérant que, dans de nombreux cas, elle constitue un acte médical essentiel visant à restaurer les fonctions et la dignité humaine, et non un simple choix esthétique secondaire.



Des spécialistes alertent : la chirurgie esthétique va bien au-delà de l’apparence

Ces déclarations ont été faites, selon l’Agence Tunis Afrique Presse, en marge de l’ouverture officielle du 12ᵉ congrès de la Société tunisienne de chirurgie esthétique, organisé du 9 au 11 avril à Tunis.

De l’esthétique au thérapeutique

Les spécialistes ont indiqué que la chirurgie esthétique ne se limite plus à l’amélioration de l’apparence, mais qu’elle est devenue, grâce aux avancées technologiques, une discipline médicale complète, alliant dimensions thérapeutique et humaine.

Dans ce contexte, le président de la Société tunisienne de chirurgie esthétique, le docteur Hichem Mahmoud, spécialiste en chirurgie faciale et esthétique, a précisé que cette spécialité englobe notamment la correction des malformations congénitales ou acquises, notamment à la suite d’accidents, de brûlures ou de traumatismes complexes du visage.

Un impact psychologique et social

Il a ajouté que ces interventions permettent de soulager la souffrance des patients, non seulement sur le plan physique, mais aussi sur le plan psychologique, en contribuant à réduire la dépression, l’isolement social et à restaurer la confiance en soi.

Il a également souligné que de nombreux cas classés comme relevant de la chirurgie esthétique sont en réalité des nécessités thérapeutiques, mais que l’absence de couverture sociale empêche les patients d’y accéder.

Critiques des politiques fiscales

Les spécialistes ont critiqué l’augmentation du taux de la TVA appliqué à la chirurgie esthétique, passé à 19 % depuis 2023, contre 7 % auparavant comme pour les autres spécialités médicales, estimant que cette mesure complique davantage la situation des patients.



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