Publié le 06-09-2011

Kamel Laabidi : Nous sommes contre tout type de publicité politique

L’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (INRIC) a organisé aujourd’hui une conférence de presse en collaboration avec la sous-commission chargée de la réforme des médias et le syndicat national des journalistes tunisiens(SNJT), afin de discuter le paysage médiatique en Tunisie durant cette période de Transition.



Kamel Laabidi : Nous sommes contre tout type de publicité politique

L’allocution de M. Kamel Laabidi, président de l’INRIC a été basée sur le projet de décret-loi relatif au code de la presse."Le renforcement des droits et des garanties des journalistes, l'accès libre et sécurisé à l'information, la confidentialité des sources et la suppression de la peine privative de liberté en matière de diffamation, l’augmentation du taux de recrutement de journalistes dans la presse écrite quotidienne et hebdomadaire, figurent parmi les points essentiels de ce projet de décret-loi », affirme M. Laabidi en ajoutant que l’Instance attend toujours les suggestions des différents organes et supports médiatiques pour assurer davantage les droits des journalistes et des hommes des médias. Et d’ajouter  « je tiens également à préciser que l’INRIC insiste à dénoncer tout ce qui publicité politique et tout recours à l’argent pour promouvoir les campagnes électorales des différents partis. Nous sommes totalement d’accord avec la décision de l’ISIE  concernant  l’interdiction de la publicité politique à partir du 12 septembre prochain ».

Pour sa part, M. Ridha, Jenayah, président de la commission sectorielle de l'information et de la communication audiovisuelle, issue de l'Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, a aussi parlé du code de la presse et a insisté sur la nécessité d'œuvrer à promouvoir la profession journalistique dans un  esprit de liberté et de respect du droit à l'expression conformément à ce qui est en vigueur dans les pays démocratiques avancés. « Je tiens à signaler que le secteur audio visuel est le secteur qui mérite le plus d’attention car il vit un vide juridique».

Dans le même cadre, Mme Najiba Hamrouni, présidente du SNJT a souligné que les journalistes de l’audio visuel sont les plus touchés par ce vide juridique orchestré par le clan Ben Ali qui aux uns de s’approprier les fréquences de leurs supports médiatiques et par la suite de traiter les journalistes y travaillant d’une manière qui n’a rien à voir avec le code de la presse. « Une solution définitive et radicale  s’avère urgente si on veut vraiment promouvoir le secteur », explique Mme Hamrouni.


S.M.
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