Publié le 07-11-2026
Enseignement secondaire : le syndicat appelle les enseignants à continuer la saisie des notes selon la méthode habituelle
La Fédération générale de l’enseignement secondaire a appelé, dans un communiqué publié ce samedi, les enseignants à poursuivre la saisie des notes selon la méthode habituelle, rejetant toute attribution de nouvelles tâches administratives et numériques, notamment la saisie des notes sur la plateforme numérique et l’enregistrement des absences des élèves. Le syndicat estime que ces missions ne relèvent pas des prérogatives des enseignants.

La Fédération a également critiqué l’insistance du ministère de l’Éducation à imposer le système de la vie scolaire, malgré les dysfonctionnements, les perturbations et les difficultés de gestion administrative et pédagogique qui auraient été constatés. Elle considère que les établissements scolaires sont ainsi devenus des espaces d’expérimentation de systèmes qui ne sont pas encore pleinement opérationnels.
Selon le syndicat, la montée des tensions au sein des établissements scolaires et la dégradation de la situation éducative sont dues à ce qu’il qualifie d’improvisation dans les décisions du ministère de l’Éducation et de manque de considération pour les exigences du service public éducatif et les conditions nécessaires au bon déroulement du processus pédagogique.
La Fédération a notamment évoqué plusieurs problèmes, dont le contournement des mouvements de mutation, la surcharge des classes, ainsi que l’imposition d’heures d’enseignement supplémentaires aux enseignants en raison du non-comblement des postes vacants. Elle a également dénoncé les perturbations dans la répartition pédagogique et la gestion des programmes officiels en dehors du cadre réglementaire.
Rejet des atteintes au droit syndical
Dans le même contexte, la Fédération a dénoncé ce qu’elle qualifie de poursuite d’une approche autoritaire du ministère de l’Éducation dans ses relations avec les syndicats, ainsi que les pressions exercées sur les responsables syndicaux, notamment à travers la suspension de leurs salaires et des poursuites judiciaires engagées à la suite de publications critiquant les pratiques du ministère.
Elle considère que ces pratiques constituent une violation des conventions internationales relatives à la protection des représentants des travailleurs et à la garantie du droit syndical dans la fonction publique.
La Fédération a réaffirmé son refus de toute atteinte aux droits des enseignants lorsque le ministère ne parvient pas à honorer ses engagements. Elle a souligné que le droit des élèves à un enseignement public de qualité et la responsabilité de l’État de le garantir ne sauraient être compromis, ajoutant que la dignité et les droits des enseignants constituent des éléments essentiels du système éducatif.
Rejet des heures supplémentaires pour combler les postes vacants
La Fédération a également rejeté le recours aux heures supplémentaires pour pallier le manque d’enseignants, estimant que cette solution se fait au détriment de l'épuisement du personnel éducatif. Elle a appelé, dans ce sens, au recrutement des diplômés de l’enseignement supérieur au chômage.
Elle a par ailleurs critiqué la répartition entre les enseignants en activité des emplois du temps des enseignants admis à la retraite ou bénéficiant d’un congé de longue maladie. Cette pratique entraîne, selon elle, une augmentation des heures de travail pour leurs collègues et prive, en parallèle, les élèves de leur droit à bénéficier de l’intégralité des heures d’enseignement prévues pour chaque matière.
En conclusion de son communiqué, la Fédération générale de l’enseignement secondaire a réaffirmé son rejet des choix adoptés dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement, qu’elle considère comme un recul des acquis sociaux et des services publics. Elle a renouvelé son engagement à défendre les droits des enseignants ainsi que le droit à un enseignement public de qualité.
