Publié le 07-11-2026

Kais Saied contre la flambée des prix et les pénuries artificielles de produits alimentaires

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu jeudi après-midi, 6 novembre 2026, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, et le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid.



Kais Saied contre la flambée des prix et les pénuries artificielles de produits alimentaires

La rencontre a notamment porté sur la nécessité de mettre fin à la flambée des prix et de lutter contre les pratiques de monopole et de spéculation qui touchent plusieurs produits agricoles. Le chef de l’État a insisté sur l’importance de protéger le pouvoir d’achat des citoyens et de garantir la disponibilité des produits à des prix raisonnables.

Dattes, engrais et semences : des pratiques dénoncées au détriment des agriculteurs

Kaïs Saïed est revenu sur la situation du secteur des dattes, soulignant que le prix de vente du kilogramme par l’agriculteur ne dépasse pas un dinar, malgré les efforts considérables fournis par les ouvrières, les agriculteurs et les travailleurs, ainsi que les difficultés et les risques auxquels ils sont exposés lors de la récolte, notamment lorsqu’ils doivent grimper au sommet des palmiers.

Le président a également dénoncé les agissements de certaines parties qui entravent délibérément la distribution des engrais et des semences, estimant que ces pratiques aggravent les difficultés des agriculteurs et menacent la production agricole. Il a souligné que les responsables de ces agissements, ainsi que ceux qui les soutiennent, doivent être tenus de rendre des comptes.

Langoustes, volailles et eaux conditionnées dans le viseur

Par ailleurs, le président de la République a évoqué ce qu’il a qualifié de manifestations de corruption liées aux variations soudaines et artificielles des prix de certains produits, qui apparaissent sur les marchés avant de disparaître sans justification, dans le but de créer une pénurie artificielle, de contrôler les prix et de les augmenter au détriment des consommateurs.

Kaïs Saïed a notamment cité les langoustes, les volailles et les eaux conditionnées comme exemples de produits concernés par ces pratiques, qu’il considère comme relevant du monopole et de la spéculation et auxquelles il faut mettre fin dans les plus brefs délais.

Le chef de l’État a affirmé que la véritable liberté repose sur la transparence totale, la justice et l’équité, des principes fondamentalement incompatibles avec le monopole, la spéculation et l'affamement des citoyens. Il a également souligné que le manque de ressources financières de l'État ne saurait justifier ces situations, alors que des sommes considérables sont consacrées à l'importation de produits de luxe à des prix très élevés.

Appel à une collecte régulière et continue des déchets

Dans un autre volet, le président de la République a insisté sur la nécessité de renforcer les opérations de collecte des déchets et de les assurer de manière périodique, régulière et sans interruption, au lieu de laisser les déchets s'accumuler pendant des semaines, voire des mois.

Il a également évoqué l'existence de parties qui exploiteraient délibérément ces situations pour attiser les tensions sociales, dans le cadre de plans visant à faire reculer le pays. Il a affirmé que le peuple tunisien avait déjà fait échouer de telles tentatives et continuerait à s'y opposer.

Kaïs Saïed : personne n'est au-dessus de la loi

Le président de la République a enfin affirmé que toute personne impliquée dans ces pratiques ou participant à leur planification devait être soumise à l'obligation de rendre des comptes. Il a souligné que la loi doit s'appliquer à tous, sans exception ni discrimination, et que personne, quel que soit son niveau de responsabilité ou sa position, ne peut bénéficier d'une immunité le mettant à l'abri de toute poursuite.

Kaïs Saïed a conclu en rappelant le droit des Tunisiennes et des Tunisiens à vivre dans la dignité, estimant que ceux que le peuple a rejetés après avoir cherché à diviser et à démanteler l'État, à porter atteinte à l'unité de la société et à assassiner la pensée libre n'ont aucune place dans l'avenir de la Tunisie.



Dans la même catégorie