Publié le 07-11-2026
Tunisie : 1,8 million de factures électroniques enregistrées, seulement 37 000 réglées
Le nombre de factures électroniques enregistrées dans le système national de facturation électronique a atteint environ 1,8 million de factures, dont près de 37 000 ont été réglées par les ordonnateurs, a annoncé la ministre des Finances, Mechket Salama Khaldi, le 3 novembre courant, lors d'une séance conjointe des commissions des finances et du budget au Parlement, consacrée à l'examen du projet de budget du ministère des Finances pour l'année 2027.

Facturation électronique et numérisation des transactions
Cette évolution s'inscrit dans le cadre de la stratégie de l'État visant à généraliser la numérisation des transactions économiques et fiscales et à développer les mécanismes de suivi des échanges commerciaux. Cette démarche vise notamment à renforcer la transparence, à améliorer le contrôle des déclarations et des impôts, à lutter contre l'évasion fiscale et à soutenir les ressources budgétaires.
Dans ce contexte, le ministère des Finances œuvre au développement des systèmes numériques et à la facilitation des services fiscaux à distance.
9,4 millions d'opérations de retenue à la source via le système TAJ
Le système TAJ, lancé par le ministère en juin 2024 et dédié au traitement électronique des attestations de retenue à la source, a enregistré environ 9,4 millions d'opérations de retenue à la source. Il a également permis la réalisation d'environ 157 000 opérations à distance pour le paiement de la taxe de circulation.
Un compte fiscal unifié dès 2027
Le ministère travaille également à l'achèvement du projet de compte fiscal unifié, dont l'entrée en exploitation est prévue au cours du premier trimestre 2027. Ce dispositif permettra aux contribuables de consulter leur situation fiscale, de suivre leurs obligations et d'effectuer plusieurs opérations liées aux déclarations et aux paiements à distance.
Ces mesures s'inscrivent dans le cadre du processus de numérisation de l'administration fiscale et de modernisation des mécanismes de gestion des ressources publiques, à travers l'amélioration de l'échange des données, le suivi des transactions et la simplification des procédures administratives et fiscales.
