Publié le 09-07-2026

Un expert met en garde : le pire des vagues de chaleur est encore à venir

L’expert en environnement et ingénieur général en ressources de la Terre et de l’environnement, Zouheir Belkhlouti, a averti que les vagues de chaleur deviendront plus fréquentes au cours des prochaines années en raison des changements climatiques, soulignant que la Tunisie figurera parmi les pays les plus exposés à ce phénomène.



Un expert met en garde : le pire des vagues de chaleur est encore à venir

Intervenant par téléphone ce jeudi 9 juillet 2026 dans l’émission « Al Machhad Al Aan » sur les ondes de la Radio nationale tunisienne, il a indiqué que les données climatiques disponibles montrent que la température moyenne mondiale devrait augmenter de plus de 2 °C, ce qui entraînera une hausse généralisée des températures à la surface de la Terre.

Des records de chaleur chaque année

Selon l’expert, le monde enregistrera chaque année des températures records jamais observées auparavant, accompagnées de vagues de chaleur plus longues, à l’image de celles que connaissent actuellement plusieurs pays européens.

Il a expliqué que l’augmentation de la température des océans, l’intensification des courants atmosphériques ainsi que la dégradation de l’atmosphère favorisent les dérèglements climatiques et accentuent la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes.

S’adapter aux changements climatiques

Zouheir Belkhlouti a insisté sur la nécessité de mettre en place des solutions d’adaptation aux changements climatiques, estimant que leurs conséquences toucheront l’ensemble des secteurs, notamment l’économie, l’environnement, la santé et l’agriculture.

Il a également appelé à accompagner les agriculteurs tunisiens dans cette transition, avertissant que les perspectives restent préoccupantes et que certaines régions pourraient devenir plus difficiles à habiter en raison de la raréfaction des ressources en eau.

Le manque de financement freine les actions

L’expert a rappelé que parmi les principales solutions figure l’élaboration de programmes visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, impliquant tous les secteurs et tous les niveaux de gouvernance, du national au local.

Il a précisé que, depuis l’Accord de Paris sur le climat, chaque État est tenu d’élaborer et d’adopter un plan national de lutte contre les changements climatiques. La Tunisie dispose déjà d’un tel plan, mais les financements nécessaires à sa mise en œuvre demeurent insuffisants.

En conclusion, Zouheir Belkhlouti a estimé que la rareté de l’eau constituera l’un des plus grands défis auxquels la Tunisie devra faire face au cours des prochaines années.



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