Publié le 11-05-2026
Professeure de virologie : voici comment se transmet le virus ''Hantavirus''
La professeure de virologie, la docteure Rim Abdelmalek, a indiqué ce lundi 11 mai 2026 que le virus Hantavirus n’est pas un virus nouveau, mais qu’il est connu depuis les années 1930, soulignant que son traitement médiatique récent a suscité une certaine inquiétude chez les citoyens, notamment après l’enregistrement de cas sur un navire en France.

Un virus ancien et bien identifié
Elle a expliqué, lors de son intervention dans l’émission Midi Express, que ce virus appartient à une famille comprenant plus de quarante types, transmis principalement par des rongeurs sauvages tels que les souris, les gerbilles et les écureuils, considérés comme réservoir naturel du virus.
Répartition géographique et absence en Tunisie
La spécialiste a précisé que le virus est principalement présent en Asie, avec des cas moins fréquents en Europe et en Amérique, ajoutant qu’aucun cas confirmé n’a été enregistré historiquement en Tunisie ni en Afrique, estimant que le climat tunisien ne favorise pas sa propagation.
Mode de transmission et symptômes
Elle a indiqué que la transmission entre humains est très rare, et se produit généralement par inhalation de poussières contaminées par les excréments ou sécrétions de rongeurs dans des lieux fermés ou abandonnés. La période d’incubation varie entre une et six semaines, avant l’apparition de symptômes tels que fièvre, douleurs corporelles et toux, pouvant évoluer dans les cas graves vers une insuffisance respiratoire.
Surveillance internationale et absence de panique
La docteure a précisé que certaines souches peuvent affecter le cœur et les poumons, et que seule une souche rare, appelée Andes, peut se transmettre de manière limitée entre humains en Amérique du Sud. Elle a également expliqué que les cas récents à bord d’un navire seraient liés à des environnements clos favorisant la concentration du virus.
Pas de traitement spécifique mais un risque limité
Elle a rappelé qu’il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique à ce jour, tout en insistant sur le fait que le virus reste rare et que son risque en Tunisie est limité.
Appel à la vigilance scientifique
En conclusion, elle a appelé les citoyens à se fier aux informations scientifiques et à éviter les rumeurs sur les réseaux sociaux, estimant que les mesures de précaution restent simples pour les voyageurs vers les zones à risque, comme éviter les environnements poussiéreux et les contacts avec les rongeurs.
