Publié le 06-05-2026

Virus Hantavirus en Tunisie ? Une médecin rassure : Nos rongeurs ne sont pas porteurs de ce virus

L’experte en maladies infectieuses, la professeure Rim Abdelmalek, a apporté des précisions scientifiques concernant les informations circulant au sujet du virus Hantavirus, appelant à éviter la désinformation et les titres alarmistes.



Virus Hantavirus en Tunisie ? Une médecin rassure : Nos rongeurs ne sont pas porteurs de ce virus

Elle a souligné que ce type de virus n’est pas nouveau, mais qu’il s’agit de virus connus depuis plusieurs décennies, identifiés grâce aux progrès de la microscopie électronique permettant l’observation des agents microscopiques.

Un virus ancien lié aux rongeurs

Selon elle, le Hantavirus appartient à une famille de virus principalement associée aux rongeurs et aux souris. La transmission se fait généralement par contact avec leurs excréments, sécrétions ou par inhalation de particules contaminées dans certains environnements.

Elle précise que ces virus existent historiquement dans certaines régions, notamment tropicales et subtropicales, et ne constituent pas une apparition soudaine ou récente.

Mode de transmission et effets

La spécialiste explique que l’infection peut provoquer dans certains cas des atteintes respiratoires sévères et parfois des complications rénales, selon le type de souche et l’état de santé du patient.

Elle ajoute que certaines situations nécessitent une prise en charge hospitalière, mais cela reste limité à des cas spécifiques.

Transmission interhumaine : un cas extrêmement rare

La professeure Rim Abdelmalek insiste sur le fait que la transmission entre humains est très rare et ne survient que dans des situations de contact étroit exceptionnel.

Elle rappelle que la majorité des contaminations provient des animaux et non d’une transmission directe entre personnes.

Situation en Tunisie et virus saisonniers

Concernant la situation en Tunisie, elle indique que les virus actuellement observés sont principalement des virus respiratoires saisonniers, liés aux variations climatiques, ainsi que quelques cas dermatologiques ou parasitaires liés aux animaux.

Elle appelle à la vigilance et à consulter un médecin en cas de symptômes inhabituels, notamment lors de contacts avec des animaux domestiques ou sauvages.

Message de rassurance

En conclusion, la spécialiste affirme que la situation ne justifie pas la panique et souligne que l’information scientifique fiable reste essentielle pour lutter contre les rumeurs et les fausses informations.



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