2018-03-06 نشرت في
Festival international de Hammamet - Hommage à Mohamed Jammoussi

Le festival international de Hammamet vos propose pour la soirée de 19 juillet 20100 un hommage a HOMMAGE A MOHAMED JAMOUSSI ORCHESTRE DE LA RADIO TUNISIENNE
Direction Samir Agrebi
Il est avec Hédi Jouini et Ali Riahi au panthéon de la chanson tunisienne et ses mélodies font régulièrement l'objet de reprises qui perpétueront son nom encore longtemps. Ennissa, Allah iayech ennissa (Que Dieu bénisse les femmes), c'est lui. Il fait partie de ces artistes convaincus que le rôle de l'art est de "montrer le chemin du bonheur où l'espoir existe". Ses chansons qui chantent l'amour et la joie de vivre sont marquée au coin de cette philosophie. Il fait aussi partie de ces artistes qui ont forcé leur destin. Titulaire d'un certificat d'études en dessin industriel il commence par intégrer les équipes de la SNCFT avant de rencontrer Béchir Ressaïssi, fondateur de la première maison de disques tunisienne qui l'emmène, en 1936, avec lui à Paris. Là, dans le Paris de l'entre-deux-guerres et celui du Front Populaire, où la chanson, l'opérette et le music-hall sont à leur apogée, là où il y a aussi, déjà une importante communauté maghrébine, il chante dans les cabarets puis à Radio Paris.
Revenu à Tunis en 1946, il est tour à tour compositeur (pour Safia Chamia entre autres) et acteur. On peut le voir dans le rôle principal du film Ounchoudet Meriem où il interprète 7 chansons composées par Ali Riahi. De 1948 à1951, il est directeur de l'Opéra d'Alger avant de partir pour l'Egypte où il est acteur dans des films comme Nahad ou encore Dhalamtou Rouhi. A partir de 1952, c'est en Europe qu'il continue sa carrière cinématographique avant de revenir définitivement à Tunis en 1960. Il écrit une de ses chansons les plus connues Ellil ah ya lil (mise en musique par Salah el Mahdi) et une opérette qu'il interprète avec Safia Chamia.
Disparu en 1982 à l'âge de 72 ans, il laisse un répertoire que le public reprend en choeur, toutes générations et toutes origines confondues.
Une perpétuation et une renaissance que nous devons, entre autres, à l'inlassable Samir Agrebi, auteur, compositeur, interprète, qui n'a eu de cesse depuis vingt ans de réhabiliter le patrimoine musical tunisien dans toutes ses composantes et qu'il contribue à ramener sur le devant de la scène. Figure atypique de la chanson tunisienne, il est, depuis 2007, le directeur de l'Orchestre de la Radio Tunisienne.
Après l'hommage fait à Saliha en 2008 et à Hédi Jouini en 2009, le festival de Hammamet accueille cette année celui rendu à ce grand auteur dont on commémore cette année le centenaire de la naissance.
Sur un scénario de Raja Farhat, le spectacle nous emmène, tout au long de trente chansons, sur le parcours du chanteur. Des premières mélodies empreintes de la nostalgie du pays natal qu'il a laissé derrière lui aux dernières, apaisées et sereines, qui marquent son retour définitif. Entre temps, il y avait eu les chansons du Paris de l'entre-deux guerres où Mohamed Jamoussi a cotoyé les artistes les plus fameux, peintres, écrivains, musiciens, chanteurs..
Accompagnés par l'Orchestre de la Radio Tunisienne, placé sous la direction de Samir Agrebi, Ziad Gharsa, Dora Fourati, Belghith Sayadi, Soraya Miledi et d'autres jeunes talents viennent partager l'hommage rendu à celui qui fut aussi un grand poète et dont Raouf Ben Amor dira deux poèmes, l'un en tunisien et l'autre en français.
Une soirée de bonheur sous les étoiles dont une brillera sans doute plus que les autres.
