2026-10-02 نشرت في
Béja : 14 500 emplois annoncés, les jeunes du Nord-Ouest au cœur du projet, le PDG de Kromberg & Schubert dévoile les détails
Le groupe a inauguré, le 1er octobre 2026, son nouveau site industriel « Béja 2 », en présence de représentants des autorités tunisiennes et régionales, de la représentation diplomatique allemande, du Groupe Kromberg & Schubert ainsi que de ses partenaires économiques et institutionnels.

Cette inauguration marque une nouvelle étape dans l’expansion du groupe en Tunisie et renforce le rôle de Béja dans sa stratégie de développement industriel.
Kromberg & Schubert à Béja : 14 500 emplois en ligne de mire
Avec l’inauguration de Béja 2, Kromberg & Schubert franchit une nouvelle étape dans son développement en Tunisie. Derrière les bâtiments et les nouvelles capacités de production, c’est surtout une perspective qui retient l’attention : jusqu’à 14 500 emplois pourraient être réunis sur les deux sites de Béja d’ici fin 2028, selon le directeur général de Kromberg & Schubert Tunisie, Dr. Wissem Badri.
Le nouveau site est déjà opérationnel depuis plusieurs mois. « Béja 2, c’est une décision que nous avons prise il y a environ deux ans. Nous avons commencé à construire et le site fonctionne déjà depuis quelques mois, avec près de 2 000 ouvriers et ouvrières », explique Wissem Badri.
Près de 60 000 m² pour Béja 2
Le nouveau site s’étend sur près de 60 000 m² dédiés à la production et au stockage. Une dimension que le directeur général présente comme exceptionnelle : « Je ne pense pas qu’il y ait une autre usine en Tunisie avec une superficie comme celle-ci ».
L’objectif dépasse toutefois les capacités industrielles. Les deux sites de Kromberg & Schubert à Béja emploient actuellement près de 9 000 personnes, toutes issues de Béja, de ses environs et des régions voisines.
14 500 emplois : une ambition qui change d’échelle
À l’horizon 2028, l’entreprise vise environ 14 500 emplois sur ses deux sites. « 14 500 personnes qui travaillent dans une seule zone et au même endroit, je pense que nous pouvons devenir le plus grand employeur en Tunisie », affirme Wissem Badri.
Une perspective qui représente, selon lui, à la fois une satisfaction et une responsabilité importante pour l’entreprise : « Cela nous réjouit beaucoup, mais cela nous inquiète aussi, parce qu’il y a beaucoup de responsabilités, beaucoup de travail et beaucoup de développement ».
Jusqu’où peut aller le recrutement dans la région ?
Cette croissance pose aussi la question de la disponibilité de la main-d’œuvre. Alors que les besoins augmentent, l’entreprise élargit progressivement son périmètre de recrutement.
« La main-d’œuvre à Béja commence à devenir très rare. Aujourd’hui, nous allons jusqu’à Aïn Draham, Tabarka, Jendouba, Bou Salem et les régions voisines pour recruter », précise le directeur général.
Dans ce contexte, l’ouverture d’un éventuel « Béja 3 » ne semble pas, pour l’heure, à l’ordre du jour. La principale difficulté évoquée par l’entreprise concerne justement la disponibilité des travailleurs dans la région.
Et les diplômés dans tout ça ?
Au-delà des postes industriels, la question des diplômés universitaires se pose également. Kromberg & Schubert indique employer déjà des techniciens, ingénieurs et titulaires de licences, tout en recourant aux mécanismes d’insertion proposés par l’État.
« Nous intégrons aujourd’hui des travailleurs qui n’ont pas nécessairement besoin d’un niveau d’études élevé, mais aussi des diplômés à travers les mécanismes mis à disposition par l’État, comme le SIVP », explique Wissem Badri.
Il reconnaît toutefois que la demande d’emploi dépasse largement les capacités actuelles de recrutement de l’entreprise. « Nous essayons d’être aussi transparents que possible. Plus nous grandirons, plus nos activités se développeront et plus nous atteindrons les objectifs annoncés, plus nous pourrons intégrer de cadres et de diplômés universitaires », assure-t-il.
Béja, nouveau bassin industriel ?
Avec Béja 2, Kromberg & Schubert ne mise donc pas uniquement sur l’extension de ses capacités de production. Le groupe entend également poursuivre la création d’emplois et renforcer ses équipes à mesure que l’activité progresse.
