2026-01-16 نشرت في
Un autre pays prévoit de restreindre l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 16 ans
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a annoncé ce jeudi que son gouvernement n’exclut pas de soutenir l’interdiction de l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 16 ans, dans le but de renforcer la protection des enfants face aux risques du monde numérique.

Cette position intervient alors que l’Australie a récemment adopté une mesure similaire. Des rapports médiatiques, citant des responsables du Parti travailliste au pouvoir, indiquent que le gouvernement britannique pourrait s’inspirer de cette expérience.
Un vote attendu qui accentue la pression politique
La Chambre des Lords, chambre haute du Parlement britannique, devrait se prononcer la semaine prochaine sur un amendement visant à interdire l’accès aux plateformes sociales aux mineurs de moins de 16 ans, une initiative susceptible d’accroître la pression sur le gouvernement en cas d’adoption.
Les positions de l’opposition
De son côté, le Parti conservateur, principale force de l’opposition, s’est engagé à interdire l’utilisation des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, ainsi qu’à bannir les smartphones dans les établissements scolaires, en cas de victoire aux prochaines élections.
La cheffe du parti, Kemi Badenoch, a estimé qu’il existe un lien étroit entre l’usage « addictif » des réseaux sociaux et la dégradation de la santé mentale des jeunes.
L’examen du modèle australien et d’autres mesures
Interrogé sur une éventuelle adoption de ces mesures, le Premier ministre a précisé que le gouvernement étudie particulièrement l’exemple australien, tout en évoquant la possibilité d’envisager d’autres dispositifs de protection, notamment des restrictions pour les moins de 16 ans ou une réglementation du temps d’écran pour les enfants plus jeunes.
Des appels à une régulation fondée sur les preuves
Dans ce contexte, certaines voix appellent à privilégier des réglementations basées sur des données scientifiques, plutôt qu’un bannissement généralisé.
Le gouvernement britannique a par ailleurs confirmé qu’il publiera prochainement une étude consacrée aux smartphones et aux réseaux sociaux, réaffirmant son engagement en faveur de la protection des enfants en ligne.
Un cadre juridique déjà en place
Il est à rappeler que la loi sur la sécurité en ligne impose aux plateformes numériques de protéger les mineurs contre les contenus dangereux ou inappropriés, sous peine de sanctions légales.
