Publié le 18-05-2011

M. Béji Caïd Essebsi à Europe 1 : Actuellement, les élections ne dépendent plus du gouvernement …

Le premier ministre de transition en Tunisie, Béji Caïd Essebsi, a répété ce mercredi que la " volonté du gouvernement " était de maintenir l'élection d'une Assemblée constituante à la date du 24 juillet même si, a-t-il dit sur une radio française, la décision ne dépend pas de lui.



M. Béji Caïd Essebsi à Europe 1 : Actuellement, les élections ne dépendent plus du gouvernement …

Maintenir les élections au 24 juillet, " en tout cas c'est la volonté du gouvernement ", a déclaré à la radio Europe 1 M. Essebsi en visite à Paris où il doit s'entretenir avec le président Nicolas Sarkozy. " Depuis le jour où le gouvernement a été constitué, nous avons spécifiquement dit et répété que ces élections auront lieu le 24 juillet ", a-t-il insisté. " Maintenant, actuellement, les élections ne dépendent plus du gouvernement puisqu'il y a une commission spéciale qui a été créée et va s'occuper des élections ", a-t-il tenu à préciser.

Les Tunisiens sont appelés à élire le 24 juillet une Assemblée constituante, qui aura la tâche d'adopter une nouvelle Constitution et de préparer des élections. L'hypothèse d'un report du scrutin a été récemment évoquée notamment après une intervention télévisée de M. Essebsi, qui a évoqué la " lenteur " des travaux préparatoires.

Interrogé sur le point de savoir si tout retard serait préjudiciable pour le pays, le premier ministre a répondu par l'affirmative. " Oui, en tout cas même au gouvernement, puisque nous même voudrions que la situation de légalité s'installe, parce que pour le moment nous sommes dans un situation particulière", a-t-il dit.

Concernant le chapitre de la sécurité, M.Béji Caïd Essebsi a précisé : " La sécurité a toujours été la priorité de notre gouvernement (...) La situation est nettement meilleure . La voie de la démocratie est un chemin long, on ne passe pas du noir au blanc sans transition. Nous avons des problèmes et nous sommes en train de les résoudre ". Il a ajouté " Dans toutes les révolutions il y a des débordements et nous les avons acceptés parce que c’est dans la nature des révolutions. Mais maintenant nous sommes arrivés à la normalité"

Pour voir l'interview de M. Essebsi , veuillez consulter le site : Europe 1


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