Publié le 10-05-2011

L’hôpital régional de Tataouine vit un encombrement alarmant !

L'hôpital régional de Tataouine connaît un important encombrement avec l'arrivée, quotidiennement, de nombreux malades parmi les réfugiés libyens dans la région, outre un nombre croissant de blessés dans les combats au niveau des montagnes libyennes de Neffoussa.



L’hôpital régional de Tataouine	vit un encombrement alarmant !

Le Dr Moncef Derza, chef du service des urgences à l'Hôpital régional de Tataouine, a fait remarquer que l'hôpital est " entrain de vivre une situation de guerre dans un pays où il n'y a pas de guerre ", pour illustrer l'état d'alerte observé dans l'établissement hospitalier par ses cadres médicaux et paramédicaux, lesquels consentent de grands efforts en dépit du manque des moyens pour traiter tous les cas d'urgence.

Fort heureusement et pour la seconde fois consécutive, l'arrivée d'un grand nombre de blessés de la guerre a coïncidé avec la présence de médecins et de techniciens supérieurs volontaires venus de Sousse et de l'hôpital militaire de Tunis, a-t-il indiqué.

Ces derniers ont assisté le personnel médical sur place pour les interventions chirurgicales et le secours des blessés libyens.

« Malgré l'envoi de plusieurs caravanes de solidarité au profit de la région, le besoin en médicaments se fait encore sentir au niveau des maladies chroniques », a affirmé M Slaheddine Madani du Croissant Rouge tunisien.

Il a ajouté qu'un centre médical a été mis en place à Tataouine accueillant pas moins de 100 patients par jour dont la plupart sont des enfants et des femmes. Il a, dans ce sens, indiqué que le Croissant Rouge tunisien a mis à la disposition de ce centre deux médecins contractuels.

Il est à rappeler qu'une délégation de médecins libyens en provenance de la Grande Bretagne est arrivée récemment dans cette région pour contribuer à la prise en charge médico-sanitaire des réfugiés.

Ces médecins étaient munis d'une importante quantité de médicaments et de denrées alimentaires destinée aux familles réfugiées dans les camps.


TAP
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