Publié le 15-08-2014

Le futur président de la République selon la nouvelle constitution

La nouvelle constitution adoptée en janvier 2014, est venue rompre avec la « Monarchie »  présidentielle, à la recherche d’un juste équilibre entre les pouvoirs, exécutif et législatif.



Le futur président de la République selon la nouvelle constitution

Il s’agit là, d’un régime mixte où le pouvoir exécutif est exercé par le Président de la République et un gouvernement présidé par un Chef du gouvernement. Fini le règne du régime présidentialiste où le chef de l’Etat, peut intervenir dans tous les domaines, sans qu’il y ait opposition de quelque partie que ce soit.

La Tunisie est, désormais un pays où pouvoir rime avec partage et concertation. C’est là l’essence même de la démocratie.

Mais cela ne veut, en aucun cas, tendre à diminuer de l’importance de l’institution présidentielle.

Ainsi, dans les questions qui engagent le pays, il se trouve être, à la tête de toute décision. C’est le cas des politiques générales en matière de défense et de sécurité nationale (Intérieure et extérieure), qu’il définit. Il préside le conseil de sécurité nationale et assure le commandement des forces armées. Comme il peut assister aux autres réunions du Conseil des ministres. S’il y assiste, il préside le Conseil.

Idem pour les affaires étrangères, puisqu’il représente l’Etat et définit les politiques générales en la matière. Il dispose d’un droit de véto sur la nomination des ministres de la défense et des affaires étrangères.

Chapitre législatif, le Président peut dissoudre l’Assemblée des représentants du peuple, selon les dispositions prévues par la constitution, il promulgue les lois et ordonne leur publication dans le Journal officiel de la République tunisienne.

Le futur président, nomme et révoque, par voie de décrets, le Mufti de la République Tunisienne, les hautes fonctions publiques auprès de la présidence de la République et les établissements qui en dépendent et dans les hautes fonctions militaires, diplomatiques et de la sécurité nationale, (Ces hautes fonctions publiques sont déterminées par la loi). Enfin il nommer le gouverneur de la Banque centrale sur proposition du Chef du gouvernement et après approbation de la majorité absolue des présents à l’Assemblée des représentants du peuple.

Elu pour un mandat de cinq ans au suffrage universel direct, le président de la République désigne le candidat du parti ou de la coalition arrivé en tête des élections législatives comme chef de gouvernement.

Vu ainsi, le prochain président tunisien, qui sortira des urnes lors des prochaines élections, sera l’homme ou la femme, qui permettra à la Tunisie d’avancer sur la voie de la consécration de la démocratie, en tenant compte des attentes de ses concitoyens et en préservant le pays de tout danger qui le guette.


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