Publié le 04-11-2026
Énergie : la Tunisie mise sur 300 MW de batteries pour éviter les coupures d’électricité !
La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) prévoit de renforcer le réseau électrique national à travers un important projet de stockage d’énergie par batteries. Un appel d’offres international a été lancé pour installer des systèmes d’une capacité totale de 300 mégawatts (MW), équivalant à 600 mégawattheures (MWh), répartis sur dix sites à travers le pays.

Le projet, baptisé BESS, couvre les régions du Nord, du Centre et du Sud. Il comprend trois lots : quatre installations à Ben Arous, Gaâfour, Mateur et Kchabta, totalisant 105 MW ; trois autres à Msaken, Ksour Essef et Bir Lahfey, pour une capacité de 90 MW ; et trois sites dans le Sud, à Gabès Sud, Médenine et Midoun, représentant 105 MW.
La puissance des installations variera entre 15 et 37,5 MW selon les sites. Gaâfour, Kchabta, Médenine et Midoun disposeront chacun de 37,5 MW, tandis que Ben Arous et Mateur seront équipés de systèmes de 15 MW. Les autres installations afficheront une capacité de 30 MW chacune.
Ce programme s'inscrit dans les orientations annoncées par le ministre de l'Industrie par intérim, Slah Zouari, le mardi 3 novembre 2026, devant les commissions parlementaires concernées. Le ministère vise une première tranche de 150 MW avant l'été 2027, dont 50 % devraient être mis en exploitation dans une première phase, avant d'atteindre progressivement la capacité globale de 300 MW.
Selon le calendrier de l'appel d'offres, les entreprises candidates doivent soumettre leurs propositions via la plateforme nationale des marchés publics TUNEPS. La date limite de dépôt des offres, initialement fixée au 29 octobre 2026, a été reportée au 11 novembre 2026 à 9h30. L'ouverture des offres technico-financières est prévue le même jour à 10h, au siège de la STEG.
Ce projet intervient dans un contexte marqué par les défis liés à l'équilibre entre la production et la consommation d'électricité. La Tunisie continue notamment d'importer de l'électricité depuis l'Algérie. À travers ces nouvelles capacités de stockage, les autorités ambitionnent de mieux gérer les ressources disponibles, de renforcer la stabilité du réseau et de limiter les risques de délestages électriques, notamment durant les périodes de forte consommation en 2027.
