Publié le 30-10-2026
À partir du 1er novembre, les pharmacies privées suspendent le tiers payant avec la CNAM
Le Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées a annoncé, ce vendredi 30 octobre 2026, la suspension du système du tiers payant au profit des affiliés de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), à partir du 1er novembre 2026. Cette décision intervient en raison du non-respect persistant des engagements contractuels de la CNAM et de l'absence de solutions concrètes permettant d'assurer la continuité de ce service.

Dans un communiqué, le syndicat a précisé que son bureau national avait informé la CNAM et l'ensemble des parties concernées, depuis le 19 octobre dernier, de l'impossibilité de poursuivre le fonctionnement du système du tiers payant, compte tenu du non-respect des engagements contractuels et du non-règlement des sommes dues. Il a souligné que les pharmaciens avaient néanmoins continué à assurer leurs services malgré les difficultés rencontrées, afin d'éviter une telle décision.
Une crise liée aux impayés et à la pression fiscale
Le syndicat a attribué l'aggravation de la crise à plusieurs facteurs, notamment la lourdeur de la charge fiscale, l'absence de solutions aux problèmes fondamentaux auxquels fait face la profession, ainsi que le non-respect des lois régissant le secteur et l'absence d'initiatives visant à encadrer les activités et les pratiques non réglementées.
Il a également indiqué que l'instance nationale élargie, réunie le 27 octobre 2026, avait maintenu sa décision de suspendre le système du tiers payant, faute de solutions concrètes, malgré l'attente jusqu'à la fin de la semaine dans l'espoir de parvenir à un règlement de la situation.
Quel sort pour les bénéficiaires de la CNAM ?
Le syndicat a souligné que cette mesure vise à préserver la continuité des services des pharmacies et à maintenir leur capacité à s'approvisionner en médicaments et à les mettre à la disposition des patients, dans un contexte marqué par des difficultés croissantes liées aux pénuries persistantes de médicaments et aux fournitures nécessaires à leur disponibilité.
Par ailleurs, le syndicat a exprimé ses regrets quant aux éventuelles perturbations que cette décision pourrait entraîner dans l'accès des citoyens aux services de santé. Il a affirmé avoir adressé une correspondance à la Caisse nationale d'assurance maladie afin de coordonner les mesures à prendre concernant les dossiers de ses affiliés et de faciliter leur accès aux médicaments.
Le syndicat a enfin précisé que les informations et les mesures officielles relatives aux modalités de prise en charge des dossiers des assurés sociaux seront communiquées dès leur réception.
