Publié le 22-10-2026

Crevettes rouges tunisiennes : l’Italie veut suspendre les achats, les pêcheurs et les prix sous pression !

L’Italie envisage de suspendre les achats de crevettes rouges tunisiennes jusqu’à la fin de l’année 2026, après un dépassement du quota de pêche attribué à la Tunisie de plus de 41 %, selon une correspondance de l’administration générale italienne de la pêche maritime.



Crevettes rouges tunisiennes : l’Italie veut suspendre les achats, les pêcheurs et les prix sous pression !

Dans ce document, adressé aux associations d’importateurs, aux transitaires et aux services douaniers, la directrice générale Graziella Romito indique que les quantités déclarées dans les certificats de capture validés par les autorités tunisiennes atteignent au moins 50 960 kg, alors que le quota autorisé pour la Tunisie est fixé à 36 000 kg, conformément à une recommandation de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée.

Selon la même source, le quota tunisien aurait été épuisé dès le 15 mai dernier. Le dépassement atteindrait ainsi près de 15 tonnes, soit plus de 41 %. Les autorités italiennes se réfèrent au règlement européen n° 1005/2008 relatif à la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, estimant que les captures dépassant le quota autorisé pourraient relever de ces infractions.

Un risque de blocage des cargaisons

L’administration italienne met en garde contre un risque de refus des cargaisons aux frontières européennes. Elle appelle à suspendre les procédures d’importation des lots dont les certificats ont été validés après l’épuisement du quota. Elle annonce également l’ouverture d’un canal de coopération officiel avec les autorités tunisiennes afin d’obtenir des explications sur ce qu’elle qualifie de « délivrance excessive de certificats ».

Quelles conséquences pour les pêcheurs tunisiens ?

Cette affaire intervient alors que les prix des crevettes rouges sont en baisse sur le marché tunisien. L’Italie étant présentée comme la principale destination de ce produit, une éventuelle interruption des exportations pourrait entraîner l’écoulement de quantités supplémentaires sur le marché local, accentuant la pression sur les prix et menaçant les revenus des pêcheurs et des exportateurs.

La situation soulève également des questions sur les circonstances du dépassement du quota et sur les responsabilités liées à la validation des certificats de capture. Les conséquences potentielles concernent non seulement les professionnels du secteur de la pêche maritime, mais aussi la crédibilité des certificats tunisiens auprès des marchés européens.

Ces informations ont été publiées par Majdi Karbai, ancien député et militant de la société civile.



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