Publié le 08-10-2026
Myriam Elloumi révèle : quelles évolutions pour le secteur automobile tunisien face aux nouvelles réglementations environnementales ?
Dans le cadre de la quatrième édition de l’African ESG Summit, consacrée cette année au thème de l’exportation durable, les industries tunisiennes, notamment le secteur automobile et ses composants, figurent parmi les secteurs directement concernés par les transformations liées aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.

Dans ce contexte, Myriam Elloumi, Présidente de la T.A.A. Tunisia Automotive, et Chief Corporate Affairs and Sustainability Officer du groupe Coficab, a évoqué le niveau d’avancement des entreprises du secteur dans l’intégration des exigences liées à la durabilité, soulignant que le défi ne se limite plus à l’élaboration de rapports, mais concerne désormais l’intégration de ces dimensions dans les décisions industrielles.
Myriam Elloumi a expliqué que le secteur automobile tunisien a réalisé des avancées importantes en matière de conformité aux réglementations environnementales, sociales et de gouvernance, soulignant que les entreprises du secteur ont commencé depuis plusieurs années déjà à se préparer à ces nouvelles exigences.
Elle a déclaré : « Aujourd’hui, nous parlons de l’ESG, de l’état actuel, de l’impact que cela a sur nos entreprises, sur notre industrie, notamment sur notre industrie automobile. Ce qui est important pour l’automobile, c’est que nous sommes assez avancés en la matière, puisque nous avons commencé à nous conformer à ces réglementations depuis plusieurs années déjà. »
Selon Myriam Elloumi, les entreprises ne sont désormais plus uniquement concentrées sur la comptabilité carbone et l’élaboration de rapports ESG, puisque cet aspect est déjà relativement avancé au sein d’une grande partie des entreprises du secteur.
Elle a ajouté : « Aujourd’hui, nous ne sommes plus uniquement sur la comptabilité carbone, de faire son bilan, de faire un rapport ESG, bien que cela reste encore peut-être un challenge pour certains, mais pour la plupart de nos entreprises, c’est déjà assez abouti. »
Myriam Elloumi a également indiqué qu’un grand nombre d’entreprises disposent désormais de stratégies ESG structurées, tandis que la phase actuelle consiste davantage à suivre les résultats, mesurer les performances et définir des objectifs de plus en plus ambitieux.
Elle a déclaré : « Nous avons déjà formulé des stratégies ESG et aujourd’hui nous sommes sur le suivi de la mesure, donc de nos performances, de ce que nous avons réussi à accomplir, la définition de mesures de plus en plus ambitieuses. »
Pour Myriam Elloumi, l’étape la plus importante dans la démarche de durabilité ne consiste plus uniquement à mesurer les résultats ou à fixer des objectifs, mais surtout à intégrer la dimension ESG dans l’ensemble des décisions industrielles.
Elle a souligné à ce propos : « Et surtout derrière, le plus important, c’est l’intégration de la dimension ESG dans toute décision industrielle. »
Cette approche illustre l’évolution du rôle des critères ESG au sein des entreprises tunisiennes, qui passent progressivement de la phase de préparation des rapports et de mesure de l’empreinte carbone à une démarche plus globale, dans laquelle la durabilité devient partie intégrante du processus de décision industrielle.
Face au renforcement des exigences environnementales et sociales sur les marchés internationaux, notamment européens, la capacité des industries tunisiennes à intégrer ces critères dans leurs processus et leurs décisions devrait constituer un facteur essentiel pour préserver leur compétitivité et renforcer leur présence dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.
