Publié le 16-09-2026
Taxis individuels : le syndicat explique les raisons de leur indisponibilité aux heures de pointe
Après la multiplication des plaintes des citoyens concernant la difficulté d’obtenir un service de taxi individuel, notamment aux heures de pointe et pendant les périodes de pluie, le syndicat de base des taxis individuels a publié un communiqué dans lequel il affirme vouloir expliquer les véritables raisons de cette situation à l’opinion publique, « sans faire porter l’entière responsabilité aux professionnels ».

Un nombre de taxis insuffisant face à la demande
Selon le syndicat, le nombre de taxis individuels dans le Grand Tunis avoisine les 12 000 véhicules, alors que près d’un million de citoyens se déplacent durant les heures de pointe. Les taxis individuels assureraient, pour leur part, près de 500 000 trajets par jour.
Le syndicat souligne que l’augmentation continue du nombre de citoyens et de la demande en transport s’accompagne d’une faible attribution de nouvelles autorisations de taxi individuel. Cette situation aurait contribué à créer un décalage entre le nombre de véhicules disponibles et les besoins réels des citoyens.
Une tarification inchangée depuis 2022
Le syndicat considère également que le niveau actuel des tarifs des taxis individuels constitue un facteur important de la situation. Il rappelle que la tarification n’a pas été révisée depuis 2022, malgré l’augmentation significative des coûts liés à l’activité.
Il précise qu’un chauffeur travaillant quotidiennement entre 10 et 12 heures doit supporter les dépenses liées au véhicule, à l’entretien, aux pièces de rechange, à l’assurance ainsi qu’aux autres charges professionnelles, alors que la tarification actuelle ne lui garantirait plus une rentabilité jugée équitable.
Les embouteillages rendent les heures de pointe encore plus difficiles
D’après le syndicat, certains chauffeurs sont contraints, notamment aux heures de pointe, de s’arrêter temporairement de travailler afin de prendre une pause avant de reprendre leur activité après la fin du pic de circulation. Cette situation serait liée à la fatigue physique ainsi qu’aux pertes économiques engendrées par les longues durées des trajets et les embouteillages.
Concernant le recours aux applications durant les heures de pointe, le syndicat affirme que certains professionnels les utilisent afin de garantir un minimum de revenus. Il estime que la tarification actuelle rend, dans plusieurs cas, l’activité peu rentable et peut même entraîner davantage de pertes durant les périodes de congestion routière.
Pluies : une hausse soudaine de la demande et davantage de risques
En période de pluie, la situation serait encore plus complexe. Un grand nombre de citoyens cherchent simultanément des moyens de transport, alors que des inondations et d’importantes accumulations d’eau sont enregistrées dans plusieurs quartiers et rues.
Le syndicat souligne que, dans ces conditions, le chauffeur de taxi est confronté à de réels risques pour sa sécurité, celle de ses clients ainsi que pour son véhicule, notamment lorsqu’il doit circuler sur des routes où le niveau des eaux est élevé.
Dans ce contexte, certains professionnels choisissent de suspendre temporairement leur activité afin de préserver leur sécurité, celle des citoyens et leurs véhicules, ces derniers représentant leur capital et leur principale source de revenus.
Inondations, embouteillages et nombre limité de taxis
Le syndicat affirme avoir recensé plusieurs cas de taxis individuels submergés ou endommagés à la suite des pluies et des inondations. Il estime dès lors qu’exiger d’un chauffeur qu’il mette sa vie et son véhicule en danger pour continuer à travailler serait « illogique ».
Le syndicat conclut que l’indisponibilité des taxis individuels à certaines périodes est liée, selon lui, à plusieurs facteurs, notamment les inondations, les embouteillages, la hausse soudaine de la demande en transport, le nombre limité de taxis ainsi que la tarification actuelle.
