Publié le 16-09-2026
Loi de finances 2027 : Kaïs Saïed dit non à la pression fiscale
Le président de la République Kaïs Saïed a abordé, lors de sa rencontre le 15 septembre au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri et le ministre de l’Économie et de la Planification Samir Abdelhafidh, la préparation du projet de loi de finances pour 2027, soulignant la nécessité d’aligner ses orientations sur le plan quinquennal adopté.

Pas de pression fiscale et facilitation de la création de projets
Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’éviter la pression fiscale et de faciliter la création de projets, qu’il s’agisse de sociétés communautaires ou d’initiatives privées, dénonçant la multiplication des obstacles et les lenteurs auxquelles font face les porteurs de projets et les citoyens dans certaines administrations.
Équilibre régional et emploi
Kaïs Saïed a également souligné que les orientations du projet de loi de finances doivent contribuer à assurer un équilibre régional, à créer des opportunités d’emploi et à garantir la dignité de manière effective, dans le cadre de choix qualifiés de strictement nationaux.
« Soit le responsable assume ses responsabilités, soit le pays n’a pas besoin de lui »
Évoquant le rôle des responsables, le président de la République a appelé à faire preuve de sens des responsabilités et d’engagement, estimant que les pays ne se construisent pas dans l’attentisme, la méfiance ou avec des « mains tremblantes », mais avec l’esprit de ceux qui portent les espoirs du peuple et partagent ses souffrances.
Lutte contre la corruption et accusations de tensions
Kaïs Saïed a également évoqué la lutte contre la corruption et les corrompus, ainsi que les tentatives d’attiser les tensions. Il a estimé que les coupures d’eau et d’électricité enregistrées durant l’été, dans un contexte de températures records, ainsi que la vétusté des réseaux, les coupures de courant et les incendies, malgré les interventions continues, constituent un « acte qui n’est pas innocent et qui relève du crime ».
« Semer le désespoir et la frustration »
Le chef de l’État a considéré que l’objectif de ces actes est de semer le désespoir et la frustration au sein de la population, tenant pour responsables ceux qui les auraient orchestrés ainsi que ceux qu’il a qualifiés de « pions instrumentalisés ».
