Publié le 08-09-2026
Fitch maintient la note de la Tunisie à B- avec une perspective stable
L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la note souveraine à long terme de la Tunisie à « B- », tout en maintenant une perspective stable.

Une économie diversifiée parmi les principaux atouts
Dans son évaluation, Fitch souligne plusieurs points forts de l’économie tunisienne, notamment un PIB par habitant et des indicateurs de développement humain supérieurs à la moyenne des pays comparables.
L’agence met également en avant la diversification de l’économie tunisienne, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée ainsi que la résilience de la position extérieure du pays face aux différents chocs externes.
Les investissements directs étrangers (IDE) demeurent également relativement résistants, représentant environ 2 % du PIB en 2025.
Un déficit budgétaire attendu à 6,4 % du PIB
Fitch prévoit un déficit budgétaire de 6,4 % du PIB en 2026, notamment sous l’effet de l’augmentation des subventions consacrées aux carburants.
L’agence table toutefois sur une réduction progressive du déficit au cours des prochaines années, à condition que les mesures de consolidation budgétaire soient maintenues.
La dette publique atteintrait 85 % du PIB
La dette publique tunisienne devrait atteindre environ 85 % du PIB en 2026. Près de 40 % de cette dette est libellée en devises étrangères, ce qui constitue une vulnérabilité pour les finances publiques face aux fluctuations du taux de change.
Le déficit courant devrait se réduire
Selon les prévisions de Fitch, le déficit courant devrait atteindre 3,9 % du PIB en 2026, avant de repasser sous la barre des 2,5 % en 2027 et 2028.
Les réserves de change devraient, quant à elles, s’établir à environ 3,3 mois d’importations en 2026, avant de progresser progressivement pour atteindre 3,7 mois d’importations en 2028.
Une croissance moyenne de 2 % entre 2026 et 2028
Fitch prévoit une croissance réelle du PIB de 2 % en moyenne sur la période 2026-2028.
L’inflation devrait également poursuivre sa décrue, passant de 5,7 % en 2026 à environ 5 % en 2028.
Quels facteurs pourraient faire évoluer la note de la Tunisie ?
La note souveraine pourrait être revue à la baisse en cas de hausse continue du ratio dette/PIB, ou de nouvelles tensions sur les réserves en devises et sur le taux de change du dinar tunisien.
À l’inverse, une amélioration de la notation pourrait être envisagée en cas de réduction durable du déficit budgétaire et de la dette publique, grâce à la mise en œuvre de réformes concrètes, accompagnée d’un renforcement des réserves en devises.
