Publié le 09-08-2026

El Niño revient en force : à quoi faut-il s’attendre dans les prochains mois ?

Le phénomène climatique El Niño devrait gagner en intensité au cours des prochains mois, selon le dernier bulletin de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Une hausse des températures de surface des eaux du Pacifique tropical central et oriental est attendue, ce qui pourrait accroître les risques de vagues de chaleur, de sécheresse et de fortes précipitations dans plusieurs régions du monde.



El Niño revient en force : à quoi faut-il s’attendre dans les prochains mois ?

Une évolution rapide vers une phase forte

L’OMM indique que les modèles de prévision climatique prévoient une évolution rapide du phénomène entre juillet et septembre 2026. L’écart moyen de la température de surface de la mer pourrait atteindre environ deux degrés Celsius dans les principales zones de surveillance, tandis que la tendance à la hausse devrait se poursuivre durant l’automne.

Des impacts variables selon les régions
L’OMM souligne que les effets d’El Niño ne sont pas les mêmes partout dans le monde. Ils dépendent notamment de l’intensité, de la durée et du calendrier du phénomène, ainsi que de son interaction avec d’autres facteurs climatiques. Malgré cela, une grande partie du globe pourrait connaître des températures supérieures aux normales, avec un risque accru de phénomènes météorologiques extrêmes.

Des secteurs particulièrement exposés
L’organisation appelle les secteurs les plus sensibles au climat, notamment l’agriculture, la gestion de l’eau, l’énergie et la santé, à renforcer leurs dispositifs de préparation et d’alerte précoce. Cette vigilance est d’autant plus importante qu’El Niño atteint généralement son intensité maximale entre novembre et février.

Une probabilité élevée de poursuite du phénomène
En juin dernier, l’OMM estimait à 80 % la probabilité d’apparition d’El Niño entre juin et août. Les probabilités pour les périodes suivantes ont ensuite atteint environ 90 % ou plus. La majorité des modèles envisageaient alors un phénomène d’intensité au moins modérée, avec la possibilité qu’il atteigne un niveau fort.

El Niño n’explique pas à lui seul la chaleur de l’été 2026
Les climatologues soulignent toutefois que les températures élevées enregistrées cet été dans plusieurs régions du monde sont principalement liées au changement climatique d’origine humaine, notamment aux émissions provenant du charbon, du pétrole et du gaz. L’OMM appelle ainsi les gouvernements, les organisations humanitaires et les secteurs vulnérables à s’appuyer sur les prévisions saisonnières et les systèmes d’alerte précoce afin de limiter les conséquences potentielles sur les populations et les économies.



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