Publié le 06-08-2026
Kaïs Saïed réaffirme sa volonté d’accélérer le processus de réconciliation pénale
Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, ce 5 août au palais de Carthage, Ali Abbès, président de la Commission nationale de réconciliation pénale, afin de faire le point sur l’avancement des travaux de la commission et les dossiers déposés par les personnes ayant choisi de s’engager sincèrement dans le processus de réconciliation.

À cette occasion, le chef de l’État est revenu sur l’idée de la réconciliation pénale, qu’il avait proposée dès 2012, avant que, selon lui, des accords suspects ne soient conclus publiquement ou, le plus souvent, à l’abri des regards.
Le président de la République a insisté sur la nécessité d’accélérer l’examen des dossiers, loin des lourdeurs administratives qui, selon lui, sont utilisées par certains non pas pour parvenir à des solutions équitables, mais pour prolonger les procédures ou exercer un chantage déguisé.
Il a également souligné que le droit de l’État à récupérer les fonds du peuple tunisien ne sera remis en cause ni par la prescription ni par des alliances avec les vestiges de l’ancien système, affirmant que ces derniers ne resteront pas en dehors de la reddition des comptes et de la responsabilité.
Enfin, Kaïs Saïed a précisé que l’État tunisien ne cherche ni à se venger, ni à maintenir les personnes concernées en prison ou en fuite à l’étranger, mais à récupérer les droits et les fonds légitimes du peuple tunisien. Il a conclu que la fuite ne protège personne et que les fonds provenant de cercles bien connus ne sauraient offrir de protection ou d’immunité.
