Publié le 15-07-2026

Vagues de chaleur : de nouvelles maladies pourraient apparaître chez l'être humain

Le professeur hospitalo-universitaire en médecine vétérinaire Ahmed Ben Rejeb a alerté sur l’impact des changements climatiques et des vagues de chaleur sur la propagation des maladies transmissibles de l’animal à l’être humain, affirmant que la situation actuelle pourrait favoriser l’apparition de nouvelles maladies dans les prochaines années.



Vagues de chaleur : de nouvelles maladies pourraient apparaître chez l'être humain

Intervenant mercredi 15 juillet 2026 dans l’émission « Al Machhad Al Aan » sur les ondes de la Radio Nationale, Ahmed Ben Rejeb a indiqué que plus de 60 % des maladies infectieuses et parasitaires touchant l’être humain sont d’origine animale, selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé.

Près de 870 maladies transmises de l’animal à l’homme

L’expert a précisé que le nombre de maladies humaines d’origine infectieuse et parasitaire avoisine les 1 450 maladies, dont environ 870 proviennent des animaux et peuvent être transmises à l’homme.

Il a également affirmé que la poursuite des effets des changements climatiques et des vagues de chaleur pourrait contribuer à l’apparition d’environ cinq nouvelles maladies d’origine animale chaque année chez l’être humain.

La chaleur et les milieux pollués favorisent la propagation des maladies

Ahmed Ben Rejeb a souligné que la hausse des températures influence la propagation des maladies, notamment dans les environnements pollués, appelant à renforcer l’hygiène dans les locaux, les étables et les lieux d’élevage afin de préserver la santé animale et limiter la transmission des infections.

Il a également expliqué que les changements climatiques affectent l’équilibre du monde animal, ce qui pourrait entraîner l’apparition de nouvelles maladies chez les animaux, dont environ 75 % pourraient être transmises à l’être humain.

L’usage abusif des pesticides et antibiotiques représente une menace

Concernant l’utilisation des pesticides et des antibiotiques, le professeur a mis en garde contre les usages anarchiques de ces produits, rappelant que les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé font état de plus de 700 000 décès chaque année liés notamment à la résistance aux antibiotiques.

Il a ajouté que ce que consomme l’animal peut se retrouver dans l’alimentation humaine à travers la chaîne alimentaire, tout en rappelant que plusieurs réglementations en Tunisie interdisent l’utilisation des hormones et des stimulants dans l’élevage des animaux.



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