Publié le 30-06-2026

Vers une suspension du médecin de famille en Tunisie ? Les assurés inquiets

La relation entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et les pharmaciens privés suscite un nouveau débat autour d’une possible suspension du système du médecin de famille à partir du 1er juillet 2026, en raison de retards dans le paiement des créances financières.



Vers une suspension du médecin de famille en Tunisie ? Les assurés inquiets

Contexte de la crise

L’expert en droit du travail et de la sécurité sociale, Hafedh Ammouri, a expliqué que cette crise n’est pas nouvelle, puisqu’elle avait déjà eu lieu en 2025 et avait été résolue par un accord et un étalement des dettes entre les parties concernées.

Il a précisé que ce système ne concerne qu’environ 15% des assurés, en plus de leurs familles, dans le cadre du régime du médecin de famille.

Fonctionnement du système du médecin de famille

Selon lui, le système du médecin de famille permet à l’assuré : de payer seulement 30% des frais de soins dans les cas ordinaires, une prise en charge quasi totale des médicaments liés aux maladies chroniques (environ 24 pathologies), de choisir un médecin traitant et une pharmacie conventionnée

Origine de la crise actuelle

Il a attribué les retards à des difficultés de trésorerie conjoncturelles au sein de la CNAM, dues à : des retards dans le paiement des pharmaciens, une pression financière liée à l’augmentation des pensions, l’accumulation de dettes de la caisse.

Il a toutefois insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un dysfonctionnement structurel, mais d’une crise temporaire de liquidité.

Inquiétudes autour d’une suspension

Il a averti qu’une éventuelle suspension du système du médecin de famille pourrait perturber toute la chaîne de distribution des médicaments, y compris la pharmacie centrale et les fournisseurs.

Il a également appelé à préserver les traitements des maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension, en raison de leur importance vitale et de leur coût élevé.

Appel à une solution

Enfin, Hafedh Ammouri a insisté sur la nécessité de parvenir rapidement à un accord entre le ministère des Affaires sociales et les pharmaciens, afin de garantir la continuité du service de santé et d’éviter tout impact sur les patients.



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