Publié le 27-06-2026
Bac en poche : ces spécialités offrent les meilleures chances d'emploi
Des experts en ingénierie, technologies et formation ont affirmé que le diplôme universitaire ne suffit plus, à lui seul, pour garantir l’intégration sur le marché du travail. Ils ont appelé les nouveaux bacheliers à choisir leurs spécialités en fonction des métiers du futur et non selon la moyenne obtenue ou les choix des amis.

Choisir sa spécialité selon les besoins du marché
Lors du Forum national d’orientation universitaire 2026 organisé par l’Ordre des ingénieurs tunisiens à Tunis, les intervenants ont mis en garde contre le choix de filières dont la valeur sur le marché de l’emploi a diminué.
Ils ont souligné que la formation continue, les compétences numériques, la maîtrise des langues et les stages pratiques sont devenus essentiels pour construire un parcours professionnel réussi.
Les métiers d’avenir au cœur des recommandations
Le consultant en technologies et formation continue, Ziad Pacha, a appelé les élèves à réfléchir d’abord aux métiers demandés dans les prochaines années avant de choisir leur spécialité.
Il a recommandé de se référer aux rapports internationaux, notamment le rapport « Future of Jobs » du Forum économique mondial.
Il a cité comme secteurs les plus demandés : big data, cybersécurité, cloud computing, ainsi que les énergies renouvelables, la mobilité électrique, l’automatisation et la robotique.
Il a également déconseillé de choisir une filière uniquement sous l’influence des amis ou d’expériences anciennes.
Évolution des spécialités et impact de l’intelligence artificielle
De son côté, l’expert en qualité, environnement, sécurité et énergie, Fathi Yahiaoui, a indiqué que la question des métiers d’avenir est devenue plus complexe avec l’accélération technologique.
Il a précisé que certaines spécialités comme le développement logiciel perdent une partie de leur attractivité avec l’essor de l’intelligence artificielle.
En revanche, les filières d’ingénierie fondamentales comme le génie civil, le génie mécanique, l’électronique, l’ingénierie agricole et l’ingénierie rurale resteront indispensables.
Il a ajouté que l’analyse de données et la sécurité de l’information continueront à croître.
L’ingénierie agricole, un secteur prometteur
L’expert en économie de l’eau, Chaker Al-Aouadi, a affirmé que l’ingénierie agricole est l’une des filières les plus prometteuses en raison des changements climatiques et des enjeux liés à l’eau et à la sécurité alimentaire.
Il a précisé que l’intelligence artificielle ne remplace pas l’ingénieur agricole, mais constitue un outil d’appui pour l’irrigation et la gestion des ressources.
Conclusion
Les experts ont conclu que la réussite professionnelle dépend désormais non seulement du diplôme, mais aussi de la formation continue, de l’adaptation et de la capacité à acquérir de nouvelles compétences.
