Publié le 24-06-2026

En Chine : on peut ''louer une sœur''

Une nouvelle pratique sociale se développe en Chine, connue sous le nom de “location de sœurs”, où des femmes dans la trentaine et la quarantaine proposent des services de soutien émotionnel et de conseils aux femmes plus jeunes, contre rémunération ou parfois de manière bénévole.



En Chine : on peut ''louer une sœur''

Des rencontres basées sur l’écoute et le soutien

Le principe repose sur des rencontres en face à face, durant lesquelles les femmes plus âgées écoutent les problèmes du quotidien, donnent des conseils fondés sur leur expérience de vie, et offrent parfois une compagnie et un soutien psychologique dans une ambiance conviviale. Ces services sont rémunérés entre 150 yuans (environ 22 dollars) par rencontre et jusqu’à 300 yuans de l’heure. Certaines participantes préfèrent toutefois ne demander que le remboursement des frais des activités.

Une tendance amplifiée par les réseaux sociaux

Le phénomène s’est largement diffusé sur les réseaux sociaux chinois, où certaines femmes commencent à proposer directement leurs services en ligne. Parmi elles, des jeunes diplômées universitaires, comme “Kiki”, qui est passée de la conception de costumes de cosplay à un rôle de soutien émotionnel et d’écoute.

Profils des participantes

Selon les publications en ligne, ces femmes se présentent souvent comme : - ouvertes et communicatives - dotées de parcours éducatifs ou professionnels solides - capables d’offrir un soutien émotionnel ou une analyse rationnelle selon les besoins

Un besoin croissant de soutien émotionnel

Certaines participantes affirment que ces rencontres leur apportent un sentiment de confort et d’acceptation, loin des pressions sociales et des jugements. Des experts estiment que ce phénomène reflète un besoin croissant de soutien émotionnel face à la solitude et au stress chez les jeunes.

Des espaces féminins en ligne

Cette tendance s’accompagne également de la montée de groupes féminins sur des plateformes comme “Douban”, qui offrent des espaces fermés de discussion entre femmes, où des sujets personnels et professionnels sont abordés dans un environnement perçu comme plus sûr.

Analyse des chercheurs

Des chercheurs de l’Université du Sud-Est de la Chine estiment que ces communautés renforcent la solidarité entre les femmes, favorisent la création de réseaux de soutien social et contribuent à la prise de conscience des droits des femmes ainsi qu’à leur autonomisation dans la société.



Dans la même catégorie