Publié le 23-06-2026

Sami Salhi : la grève des banques peut être suspendue aujourd'hui

Le secrétaire général de la Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance, Sami Salhi, a affirmé ce mardi que la grève sectorielle entamée dans les banques, les institutions financières et les compagnies d’assurance se poursuivra jusqu’au 25 juin courant. Il a toutefois indiqué qu’il existe des possibilités de mettre fin au mouvement si les négociations reprennent.



Sami Salhi : la grève des banques peut être suspendue aujourd'hui

Intervenant sur les ondes de Jawhara FM dans l’émission « Sabah El Ward », Sami Salhi a expliqué que la fédération syndicale demeure ouverte au dialogue et qu’elle est prête à revenir sur la décision de grève si le Conseil bancaire et financier accepte de reprendre les discussions avec la partie syndicale.

Le refus des augmentations salariales au cœur du conflit

Selon Sami Salhi, la grève est principalement motivée par le refus d’accorder des augmentations salariales au titre de l’année 2026 ainsi que par le refus d’appliquer aux employés des banques les dispositions du paragraphe 2 de l’article 412 de la loi n°41 de 2024 relative au Code de commerce.

Il a estimé que ces revendications sont restées sans réponse malgré les demandes répétées de la fédération.

Vives critiques contre le Conseil bancaire et financier

Commentant le communiqué publié par le Conseil bancaire et financier, Sami Salhi l’a qualifié d’« irresponsable », estimant qu’il constitue une menace à l’encontre du droit syndical et une tentative de faire pression sur les grévistes.

Il a également souligné que la fédération avait respecté les procédures légales en adressant un préavis de grève, ajoutant que le Conseil bancaire et financier porte la responsabilité de l’aggravation de la crise en raison de son absence de réaction face aux revendications des employés.

Appel à une intervention urgente

Le responsable syndical a enfin appelé l’État et le ministère des Affaires sociales à intervenir rapidement afin de favoriser le dialogue entre les différentes parties et de mettre un terme aux tensions actuelles. Il a également dénoncé ce qu’il a qualifié de « silence inquiétant » de la part du Conseil bancaire et financier ainsi que de la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance.



Dans la même catégorie