Publié le 23-06-2026
Fédération des banques : la grève est un succès retentissant
Dans une déclaration à la radio Diwan FM, le secrétaire général de la Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance, Sami Salhi, a confirmé que la grève sectorielle se poursuivra sur trois jours. Il a toutefois exprimé la disposition de la partie syndicale à annuler les deux jours restants de grève en cas d’intervention sérieuse et responsable des autorités pour reprendre les négociations et mettre fin à la crise.

Selon lui, la fédération exprime une forte indignation face à ce qu’elle considère comme une absence de réaction du Conseil bancaire et financier, du ministère des Affaires sociales et des autres institutions de l’État aux appels répétés au dialogue social, précisant que le recours à la grève intervient après l’épuisement de toutes les voies de négociation.
Il a estimé que le mouvement de protestation a connu un « succès important » dans toutes les régions du pays, soulignant que la grève n’est pas une fin en soi, mais un moyen de défendre la dignité des travailleurs et de garantir l’application de la loi.
Commentant le communiqué du Conseil bancaire et financier, Sami Salhi l’a qualifié de « tronqué et trompeur », critiquant notamment les dispositions relatives à la retenue des jours de grève, qu’il considère comme une tentative de pression sur les employés pour les dissuader d’exercer leur droit constitutionnel de grève.
Il a ajouté que le différend ne porte pas sur les augmentations salariales prévues pour 2026, 2027 et 2028, mais sur l’application de la revalorisation salariale de 2025, ainsi que sur des dispositions légales relatives à la réduction du taux d’intérêt sur certains prêts à long terme accordés aux employés du secteur.
Enfin, il a accusé le Conseil bancaire et financier de revenir sur ses engagements précédents concernant les augmentations salariales, affirmant que la fédération avait reçu en septembre 2025 un document officiel confirmant la budgétisation des hausses pour 2025, 2026 et 2027, avant, selon lui, la fermeture du dialogue et le retrait des accords de principe.
