Publié le 23-06-2026
Clôture du programme Savoirs éco : Tom Ashwanden appelle à pérenniser les dynamiques en Tunisie
La cérémonie de clôture du projet Savoirs éco s’est tenue le 19 juin 2026 à Tunis, marquant l’aboutissement de trois années d’efforts consacrés au renforcement de la production et diffusion des connaissances économiques en Tunisie. Financé à hauteur de 4,5 millions d’euros par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France depuis février 2023, le programme a mobilisé institutions publiques, chercheurs et acteurs de la société civile autour d’un objectif commun : améliorer la qualité du débat public économique.

Une cérémonie marquée par l’émotion et la continuité
Lors de son intervention, Tom Ashwanden, Chef de Coopération de l’Union européenne en Tunisie, a exprimé une émotion particulière face à la fin du projet, déclarant que ce moment « est aussi un petit peu triste… un moment solennel de retour sur la réussite et le succès du programme », tout en soulignant la nécessité de pérenniser les acquis.
Il a insisté sur la logique de partenariat durable entre l’Union européenne et la Tunisie, affirmant que l’objectif est de permettre aux initiatives de « prendre leur envol » et de s’inscrire dans une dynamique autonome et pérenne.
Selon lui, le projet Savoirs éco s’inscrit dans un cadre plus large d’appui à la gouvernance économique, visant à améliorer le climat des affaires, le suivi des politiques publiques et la qualité de la gouvernance en Tunisie.
Il a rappelé l’importance du partage des connaissances et de la coopération scientifique, considérés comme des leviers essentiels du développement durable, notamment dans la région méditerranéenne.
Le responsable européen a souligné que le projet contribue à renforcer la qualité du débat public, la transparence et la redevabilité, en favorisant des politiques publiques fondées sur des données fiables plutôt que sur des perceptions.
Il a averti contre la désinformation, insistant sur la nécessité de distinguer le « vrai du faux » et de construire les politiques publiques sur des faits rationnels et des analyses scientifiques rigoureuses.
Le projet a permis de soutenir 24 structures productrices de savoirs économiques, notamment l’ITCEQ, qui a développé trois modèles économétriques, et l’INS, appuyé dans la valorisation des données du recensement général.
Au total, 68 policy briefs ont été produits en collaboration avec la Ferdi et le Global Development Network, abordant des thématiques telles que la justice fiscale et le développement territorial.
Vers une souveraineté économique et scientifique renforcée
Enfin, le projet a contribué à renforcer les capacités nationales de recherche, réduisant la dépendance aux expertises externes et consolidant l’appropriation nationale des réformes.
Des initiatives de vulgarisation comme la plateforme EcoTous, portée par l’IACE, ont permis de rapprocher les citoyens des enjeux économiques dans plusieurs régions du pays.
Tom Ashwanden a exprimé la volonté de l’Union européenne de voir les résultats du projet se pérenniser, appelant à poursuivre la dynamique de coopération pour construire un avenir fondé sur une gouvernance économique plus inclusive et fondée sur la recherche.
