Publié le 22-06-2026

Grève bancaire des 23–25 juin 2026 : le Conseil bancaire et financier réagit

  Suite au communiqué publié par la Fédération générale des banques et des établissements financiers le 8 juin 2026 concernant l’organisation d’une grève sectorielle les 23, 24 et 25 juin 2026, le Conseil bancaire et financier a affirmé que l’ensemble des banques et institutions financières ont procédé au versement des augmentations salariales au titre de l’année 2026.



  Grève bancaire des 23–25 juin 2026 : le Conseil bancaire et financier réagit

 

Cette mesure a été appliquée conformément aux dispositions de l’article premier du décret n° 68 de l’année 2026, daté du 30 avril 2026, relatif à la fixation des augmentations des salaires de base ainsi que des indemnités de transport et de présence dans les secteurs non agricoles soumis au Code du travail et régis par des conventions collectives sectorielles, dans le respect des lois et règlements en vigueur.

Dans un communiqué, le Conseil a rappelé son engagement constant en faveur de l’amélioration des conditions de travail de l’ensemble des employés et du renforcement de leur pouvoir d’achat, à travers les augmentations salariales et les divers avantages accordés, considérant que les ressources humaines constituent le pilier fondamental de la pérennité et du développement de ces institutions.

Privilégier l’intérêt général

Compte tenu du fait que la grève annoncée coïncide avec les périodes de versement des salaires et des pensions, de règlement des factures et d’exécution de diverses opérations financières, le Conseil bancaire et financier a appelé à privilégier l’intérêt général et à faire preuve de sagesse.

Selon lui, l’appel à cette grève ne repose sur aucune justification sociale ou économique claire et risque de porter préjudice aux intérêts des particuliers, des entreprises et des institutions financières concernées, à un moment où la conjoncture exige davantage de travail, de solidarité et de coopération.

S’appuyant sur la circulaire n° 718 de 2026 de la Banque centrale de Tunisie adressée aux banques, le Conseil a également insisté sur la nécessité de préserver la stabilité du système financier national et d’assurer la continuité des services essentiels. Cela inclut notamment la garantie des opérations de retrait auprès des guichets et distributeurs automatiques de billets, l’exécution des ordres de paiement et des opérations bancaires, ainsi que la disponibilité des services de transport de fonds et l’approvisionnement en liquidités des agences bancaires.

Le droit de grève est un droit fondamental

Le Conseil a rappelé que le droit de grève constitue un droit fondamental garanti par la loi. Toutefois, il estime que l’appel à une grève sectorielle les 23, 24 et 25 juin 2026 demeure injustifiée, notamment après le versement des augmentations salariales prévues par le décret n° 68 du 30 avril 2026.

Le Conseil a également souligné l’importance de l’application des dispositions légales et du respect de l’ensemble de la réglementation en vigueur en cas de grève. Cela concerne notamment la retenue sur salaire correspondant aux jours de grève, ainsi que la déduction de toutes les primes financières, quelle que soit leur nature, et des avantages en nature accordés aux employés grévistes.



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