Publié le 10-06-2026
Quelle est l'histoire des ''crevettes rouges'' de Bizerte vers l'Italie ?
Le secteur de la pêche à Ghar El Melh, dans le gouvernorat de Bizerte, traverse une période d’inquiétude après l’appel lancé par les pêcheurs et exportateurs aux autorités tunisiennes afin d’intervenir rapidement pour limiter les impacts économiques liés à la restriction des exportations de crevette rouge, fixée à 10%.

Saisie d’une cargaison en Italie et déclenchement de la crise
Cette situation intervient après la saisie d’une importante cargaison de crevette tunisienne par les autorités douanières italiennes. Ces dernières ont justifié cette décision par un dépassement présumé des quotas d’exportation autorisés pour ce produit, considéré comme l’un des plus prisés en Méditerranée.
Contestation des professionnels du secteur
Les professionnels de la filière rejettent cette limitation, estimant que le quota fixé ne reflète pas la réalité de la production nationale, évaluée à environ 400 tonnes. Ils dénoncent également l’absence de concertation avec les acteurs concernés, notamment les pêcheurs et exportateurs, ainsi que le manque d’une évaluation précise et actualisée de la production tunisienne.
Craintes de pertes économiques importantes
Les exportateurs expriment par ailleurs leur inquiétude concernant le sort de la cargaison saisie en Italie, redoutant une éventuelle destruction de la marchandise. Une telle situation pourrait entraîner de lourdes pertes financières, affectant directement les entreprises, les emplois et les investissements dans le secteur de la pêche.
Appel à une révision des quotas
Les acteurs du secteur appellent enfin à une révision des quotas d’exportation sur la base de données actualisées, et à une meilleure coordination entre les autorités et les professionnels afin de garantir un équilibre entre régulation commerciale et réalité de la production nationale.
