Publié le 30-01-2014

La BCT note l’amélioration du Dinar par rapport à l'Euro

Au début de ses travaux, le Conseil s’est félicité de la détente observée sur le plan politique en relation avec le progrès notable du processus transitionnel illustré, surtout, par l’adoption de la nouvelle Constitution et le vote de confiance accordé par l’Assemblée Nationale Constituante au nouveau Gouvernement.



La BCT note l’amélioration du Dinar par rapport à l'Euro

Ces développements positifs sont de nature à envoyer des messages rassurants aux opérateurs économiques tant à l’intérieur qu’à l’extérieur et à contribuer à un regain de confiance, ainsi qu’à préparer le terrain favorable à l’amélioration du climat des affaires et à la reprise du rythme de l’activité économique et de la croissance.      

Au plan monétaire, le Conseil a signalé la relative détente de la situation de la liquidité bancaire enregistrée au cours de l’année écoulée par rapport à l’année 2012, ce qui a réduit l’intervention de la Banque Centrale sur le marché monétaire au niveau de 4.299 MDT, en moyenne, contre 4.542 MDT une année auparavant. Aussi, le maintien des besoins en liquidité des banques à un niveau élevé s’est-il traduit par la hausse du taux d’intérêt moyen sur le marché monétaire pour s’élever à 4,59% en 2013 contre 3,75% l’an passé. En revanche, au début de l’année en cours, les taux d’intérêt ont baissé revenant à 4,72%, en moyenne quotidienne sur le marché monétaire, au mois de janvier contre 4,74% en décembre dernier.
Ces évolutions reflètent les différentes mesures prises par la Banque Centrale durant l’année précédente en vue d’atténuer les pressions exercées sur la liquidité bancaire et d’en améliorer la gestion sur le marché interbancaire, et plus particulièrement le relèvement du taux d’intérêt directeur de la Banque centrale de 50 points de base passant de 4% à 4,5% et ce, essentiellement  afin de réduire l’écart négatif entre le taux d’intérêt et le taux d’inflation, outre la réduction du taux de la réserve obligatoire des banques de 2% à 1%.

Lors de l’examen de l’activité du secteur bancaire, le Conseil a noté le ralentissement du rythme d’évolution de l’encours des dépôts en 2013 (7,8% contre 10,7% en 2012) suite, notamment, à la décélération de l’encours des dépôts à vue et des comptes d’épargne. Parallèlement, les concours à l’économie ont évolué à un moindre rythme comparativement à  l’année précédente (6,8% contre 8,8%).

Pour ce qui est de l’évolution du taux de change, le Conseil a noté l’amélioration qu’a connue la valeur du dinar avec une hausse de 3,3% et 2,5%, enregistrée respectivement, contre l’euro et le dollar américain depuis le début de l’année en cours, atteignant 2,1947 dinars et 1,6059 à la date du   29 janvier et ce, après avoir accusé, au terme de l’année 2013, un repli de 9,7% vis-à-vis de l’euro et 5,8% contre le dollar par rapport à la fin de l’année dernière. Aussi, la valeur du dinar a-t-elle atteint, au cours des deux derniers mois de l’année écoulée, des niveaux minimum de 1,6830 dinar contre le dollar et 2,3024 dinars vis-à-vis de l’euro sur le marché des changes interbancaire.

A la lumière de ces évolutions, le Conseil a exprimé de nouveau son optimisme concernant la progression du processus politique et ses retombées positives sur l’amélioration de la visibilité pour les investisseurs et les institutions de financement, ainsi que sur le renforcement de la coopération avec les institutions financières internationales surtout après l’annonce du Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International, réuni aujourd’hui,  de la conclusion de la dernière revue, dans le cadre de l’accord de confirmation conclu en juin 2013, et de sa décision, consécutivement, du déblocage d’un montant de 506 ,7 millions de dollars en faveur de la Tunisie.    

Par ailleurs, le Conseil a insisté sur l’importance des enjeux pour la période future et qui portent, surtout, sur l’accélération du rythme de la croissance, les créations d’emploi et le développement intégré, et les défis majeurs qui devraient être relevés, au premier rang desquels figurent les réformes économiques et financières nécessaires et urgentes afin de ramener l’économie nationale sur un sentier de croissance forte et équilibrée, et a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale.   

 


bct-250712-1.jpg