Publié le 18-03-2026
Crise de l’ATB : colère des clients et appel à l’intervention de la Banque centrale
Face à la montée des plaintes des clients et à la colère grandissante sur les réseaux sociaux, le député Aymen Ben Salah a déclenché une vive polémique après son intervention sur la dégradation des services de l’Arab Bank for Tunisia (ATB), appelant à une intervention urgente de la Banque centrale pour mettre fin à ce qu’il qualifie de situation préoccupante touchant des milliers de Tunisiens.

Le député Aymen Ben Salah a affirmé que la situation actuelle est devenue un sujet majeur dans l’opinion publique, déclarant : "Il y a aujourd’hui une situation qui inquiète fortement les Tunisiens… l’ATB est en tendance négative sur les réseaux sociaux en Tunisie". Ces propos illustrent l’ampleur du mécontentement face à des services bancaires de plus en plus critiqués.
Il a également souligné que le changement du système informatique de la banque a provoqué une quasi-paralysie des services, empêchant les clients de consulter leurs comptes bancaires ou de suivre leurs opérations. Il précise : "Ils ont changé le système… on ne peut plus suivre son compte ni savoir ce qu’il contient".
Le député a décrit une situation chaotique dans les agences, où les clients attendent longtemps sans encadrement ni orientation, déclarant : "Les gens attendent avec leur argent… sans siège ni personne pour les orienter". Cela reflète une baisse significative de la qualité de service au sein d’une grande institution financière du pays.
Il a également évoqué la fermeture de plus de 50 agences, y voyant un signal alarmant sur la situation financière et organisationnelle de la banque. Il ajoute : "Une banque qui a fermé plus de 50 agences… cela confirme que la situation est réellement difficile".
Les critiques portent aussi sur la défaillance des canaux de communication, notamment l’absence de réponse aux appels téléphoniques : "Même le numéro fixe ne répond plus". Ce constat accentue la perte de confiance entre la banque et ses clients.
En conclusion, le député a insisté sur la nécessité d’une intervention de la Banque centrale de Tunisie pour assurer le respect des règles et le suivi de la situation, s’interrogeant : "Qui contrôle cela aujourd’hui ? Qui veille à l’application des lois ?".
Cette crise soulève des questions majeures sur la capacité des banques à réussir leur transformation digitale tout en garantissant la continuité des services. Entre urgence de réforme et exigence de transparence, l’enjeu reste aujourd’hui la restauration de la confiance des clients et la modernisation du secteur bancaire tunisien.
