Publié le 07-05-2019

La Tunisie est presque devenue un Etat-policier, déclare Nabil Karoui au Figaro

Dans une interview faite par le Figaro et publiée aujourd’hui mardi 7 mai 2019, Nabil Karoui s’est exprimé sur la situation politique et économique du pays en dénonçant entre autres le gouvernement de Youssef Chahed.



La Tunisie est presque devenue un Etat-policier, déclare Nabil Karoui au Figaro

A la question du journaliste du Figaro qui demandait si la Tunisie était revenu aux heures précédant la révolution du Jasmin, Nabil Karoui a rappelé toute la polémique et les menaces dont il a fait objet lors de la diffusion du film de Persépolis et de toute l’aversion des Islamistes par la suite.

Il a ajouté « Nous devions nous opposer à Ben Ali et aux islamistes à l’époque, nous devons aujourd’hui lutter contre le gouvernement de Youssef Chahed qui, lui, lutte contre les libertés d’expression et enferme des blogueurs en prison pour leurs opinions. On nous menace et nous envoie le fisc en permanence, sans compter les pressions que subi la rédaction puisque nous n’avons pas voulu nous aligner, et devenir une chaîne de télévision qui bénit ce gouvernement désastreux pour la Tunisie ».

Il a enchainé après en disant « Outre les islamistes, le gouvernement de Ben Ali nous avait envoyé un car de police et un huissier pour nous empêcher de diffuser des émissions favorables à la révolution. Aujourd’hui c’est pire, il n’y a plus de limites, la Tunisie est presque devenue un Etat-policier. Il n’y a qu’à regarder le rapport de janvier d’Human Right watch pour voir combien la liberté d’expression recule en Tunisie ».