Publié le 11-02-2019

Human Rights Watch dénonce la détention d'une victime de viol en Tunisie

« Une victime de viol derrière les barreaux en Tunisie. Un récent cas illustre l’urgence de mettre fin dans ce pays aux poursuites visant des hommes suspectés de comportement homosexuel, volontaire ou non», dénonce Human Rights Watch. 



Human Rights Watch dénonce la détention d'une victime de viol en Tunisie

« Imaginez qu’après avoir subi un viol collectif, vous demandiez l’aide de la police et finissiez par vous retrouver vous-même derrière les barreaux. C’est ce qui est arrivé à A.F., âgé de 22 ans, placé en détention pour comportement homosexuel après s’être rendu au commissariat de Sfax, dans le sud de la Tunisie, en janvier, pour signaler l’agression qu’il avait subie», lit-on dans une tribune de Neela Ghoshal publiée par Human Rights Watch.

Neela Ghoshal précise le tribunal de première instance de Sfax décidera le 11 février, si A.F. est coupable de relations sexuelles entre personnes de même sexe en vertu de l’article 230 du code pénal, qui prévoit une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison.

Contacté par Neela Ghoshal, le président de Damj Badr Baabou affirme que les violeurs sont toujours en liberté. Il a ajouté que les résultats de l’examen examen anal forcé qu'il a subi étaient « négatifs » et que « malgré les recherches effectuées sur son téléphone et les réseaux sociaux, les procureurs n’avaient aucune preuve à charge contre A.F.».

Neela Ghoshal souligne dans sa tribune que laTunisie devrait respecter son engagement en faveur des droits humains et cesser de soumettre ses citoyens à de telles brutalités. 



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