2026-09-17 نشرت في
Éducation en Tunisie : 200 métiers arrivent, 180 vont disparaître… sommes-nous prêts ?
Le système éducatif tunisien fait face à plusieurs défis liés à l’évaluation scolaire, à l’adéquation entre les formations universitaires et le marché de l’emploi ainsi qu’aux transformations rapides du monde professionnel, selon le docteur en sciences de l’éducation Ali Falehi.

Intervenant sur le sujet, Ali Falehi a estimé que le système éducatif tunisien est aujourd’hui devenu « une véritable machine d’évaluation », soulignant qu’une part importante du temps scolaire est consacrée aux évaluations. Selon lui, cette situation constitue une problématique qui mérite une réflexion spécifique.
Le spécialiste a également évoqué le décalage entre certaines filières universitaires et les perspectives d’emploi. Il a estimé que certaines formations ne débouchent pas sur de véritables perspectives professionnelles, avant de s’interroger sur la situation des diplômés confrontés ensuite au chômage.
Autre enjeu soulevé : l’évolution du marché du travail. Ali Falehi a indiqué que des études internationales font état de l’apparition d’environ 200 nouveaux métiers appelés à se développer, tandis qu’environ 180 métiers pourraient disparaître. Il s’est interrogé sur la capacité du système éducatif tunisien à anticiper ces mutations.
Concernant le Conseil supérieur de l’éducation, le docteur en sciences de l’éducation a souligné que cette institution ne constitue pas, à elle seule, une « recette » pour réformer le système éducatif. Selon lui, son rôle est notamment de réfléchir aux grandes finalités et orientations de l’éducation, plutôt que de définir directement les programmes, les contenus ou le temps scolaire.
Ali Falehi a ainsi appelé à une vision claire de la réforme éducative, estimant que l’attente des travaux du Conseil supérieur de l’éducation ne peut remplacer une réflexion globale sur l’avenir de l’école, de la formation universitaire et leur adaptation aux évolutions du marché du travail.
