2026-07-17 نشرت في

''On ne peut plus produire comme ça'' : les patrons tirent la sonnette d’alarme face aux délestages

Des pertes importantes et des arrêts de production

Le président de l’Union des petites et moyennes industries (UPMI), Wissem Ben Amor, a indiqué ce vendredi 17 juillet 2026 que plusieurs entreprises industrielles tunisiennes ont enregistré de lourdes pertes à cause des coupures d’électricité, certaines ayant même été obligées de suspendre temporairement leurs activités.



''On ne peut plus produire comme ça'' : les patrons tirent la sonnette d’alarme face aux délestages

Invité sur les ondes d’Expresso, il a expliqué que ces interruptions ont entraîné l’arrêt des chaînes de production et des équipements, provoquant des pertes d’heures de travail payées sans rendement, la détérioration de certaines matières premières et produits semi-finis, ainsi que des coûts supplémentaires liés au redémarrage des machines.

Des conséquences sur les commandes et la compétitivité

Selon Wissem Ben Amor, les délestages ont également perturbé les délais de livraison et l’exécution des commandes, ce qui risque d’affecter la confiance des clients, aussi bien sur le marché local qu’à l’international.

Il a souligné que les entreprises exportatrices sont particulièrement touchées, car ces perturbations réduisent leur capacité à respecter leurs engagements et à maintenir leur compétitivité face à la concurrence.

Un manque de visibilité pour les industriels

Le responsable de l’UPMI a déploré l’absence de programmation claire des coupures électriques, estimant que les interruptions sans préavis empêchent les industriels d’organiser efficacement leur production et de gérer leurs ressources.

Il a appelé à la mise en place d’un calendrier précis et anticipé des délestages, avec des horaires adaptés, afin de permettre aux entreprises de protéger leurs équipements et de limiter les pertes économiques.

Vers un indice national du coût des coupures électriques

Wissem Ben Amor a proposé la création d’un indice national du coût économique des coupures d’électricité, élaboré en collaboration avec les ministères concernés, les universités et les centres de recherche.

Cet outil permettrait, selon lui, de mesurer l’impact réel de chaque heure de coupure sur l’économie selon des méthodes conformes aux standards internationaux.

Les zones industrielles au cœur des revendications

Le président de l’UPMI a également demandé l’étude d’une éventuelle exemption des zones industrielles des coupures périodiques lorsque les capacités techniques le permettent, rappelant leur importance dans la production, les exportations, la création de richesses et d’emplois.

Des interrogations sur les explications de la STEG

Enfin, Wissem Ben Amor a affirmé ne pas être convaincu par les justifications avancées par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) concernant le recours aux délestages.

Il a rappelé que la Tunisie avait déjà traversé des périodes de fortes chaleurs ces dernières années sans appliquer cette mesure, appelant à davantage de transparence et à une communication claire sur les véritables raisons de ces coupures.


في نفس السياق