2026-06-26 نشرت في
Peines allant jusqu'à la prison et 50 millions de dinars d'amende pour occupation illégale des plages
Avec le lancement de la saison estivale et l’augmentation de l’affluence sur les plages tunisiennes, le phénomène des installations anarchiques, de l’occupation illégale de certaines zones du littoral et de la location de parasols et de chaises sans autorisation refait surface. Dans le même temps, les autorités rappellent que le domaine public maritime appartient à tous les Tunisiens et que les campagnes de contrôle se poursuivront tout au long de l’été afin de lutter contre les infractions.

Dans ce contexte, Mehdi Belhaj, chargé de la direction de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral, a souligné que l’agence, en coordination avec les différentes structures sécuritaires et administratives, a renforcé ses interventions pour rétablir le droit des citoyens à un accès libre aux plages, affirmant que l’État ne tolérera aucune dérive.
La plage appartient à tous les Tunisiens
Mehdi Belhaj a rappelé que les plages font partie du domaine public maritime, un espace public garanti par la loi à l’ensemble des citoyens. Il a déclaré : « La mer appartient au peuple tunisien… la plage fait partie du domaine public maritime, et le droit du citoyen est garanti par la loi et la réglementation. »
Il a précisé que les autorisations accordées par l’État pour les activités commerciales ne signifient en aucun cas une appropriation des plages, mais qu’elles sont strictement encadrées par la loi, ajoutant : « La loi nous impose de ne pas accorder plus de la moitié de la largeur de la plage, l’autre moitié reste un droit pour les citoyens, et cela ne fait l’objet d’aucun débat. »
L’occupation anarchique dépasse de cinq fois les autorisés
Le responsable a indiqué que la majorité des infractions ne proviennent pas des titulaires d’autorisations, mais de personnes exerçant sans aucun permis, précisant que leur nombre dépasse largement celui des exploitants légaux.
Il a déclaré à ce sujet : « Les personnes installées sans autorisation sont quatre à cinq fois plus nombreuses que celles qui disposent de permis. Pour dix autorisés, on trouve environ cinquante sans autorisation. »
1230 infractions en une semaine
Mehdi Belhaj a indiqué que l’agence a lancé depuis la mi-juin une campagne nationale de lutte contre l’exploitation anarchique des plages, ayant permis de relever un nombre important d’infractions en une seule semaine.
Il a ajouté : « En une semaine, nous avons dressé 1230 infractions. »
Il a précisé que les opérations de contrôle se poursuivent jour et nuit en coordination avec les différentes forces sécuritaires et les autorités régionales, affirmant que les interventions ne s’arrêteront pas au début de la saison estivale.
Sanctions sévères pouvant aller jusqu’à la prison et 50 000 dinars d’amende
Le responsable de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral a rappelé que la loi prévoit des sanctions contre toute occupation illégale du domaine public maritime.
Il a déclaré : « Les sanctions peuvent être pénales, financières ou les deux à la fois, et peuvent atteindre 50 000 dinars. »
Il a ajouté que les mesures incluent également la saisie du matériel, la démolition des installations illégales et le transfert des dossiers à la justice.
Appel aux citoyens à signaler les infractions
Mehdi Belhaj a appelé les citoyens à contribuer à la protection des plages en signalant toute forme d’abus, qu’il s’agisse d’occupation illégale ou de location de parasols sans autorisation.
Il a rappelé que le numéro vert 1820 est disponible 24h/24, affirmant : « Les forces de l’ordre sont présentes, l’État est présent, et nous ne tolérerons aucun dépassement portant atteinte au droit du citoyen de profiter de la plage. »
Des campagnes tout au long de l’été
Enfin, le responsable a confirmé que cette campagne n’est pas ponctuelle, mais qu’elle se poursuivra tout au long de la saison estivale, jusqu’en septembre, avec une mobilisation quotidienne afin de garantir aux citoyens leur droit de profiter librement des plages.
