Publié le 05-11-2026
Budget 2027 : plus de 4,2 milliards de dinars pour le ministère des Affaires sociales
Le budget du ministère des Affaires sociales, inscrit dans le projet de budget de l’État pour l’année 2027, est estimé à plus de 4 215 millions de dinars, enregistrant une hausse de 3,3 % par rapport à celui de 2026.

Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a présenté les principales orientations de son département pour l’année prochaine lors d’une séance d’audition conjointe tenue ce jeudi 5 novembre 2026, réunissant les commissions de la santé, de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées au Parlement, ainsi que la commission des services et du développement social au Conseil national des régions et des districts.
18 millions de dinars pour un programme d’autonomisation économique
À cette occasion, le ministre a annoncé un programme d’autonomisation économique doté d’une enveloppe d’environ 18 millions de dinars.
Plus de 100 000 dossiers de travail régularisés
Concernant la situation professionnelle, Issam Lahmar a annoncé la régularisation de plus de 100 000 dossiers liés à la sous-traitance et aux contrats de travail à durée déterminée dans le secteur privé, dans le cadre de l’application de la loi n° 09 de 2025.
Un projet de loi pour encadrer le télétravail
Le ministre des Affaires sociales a également indiqué que son département travaille à la finalisation de plusieurs projets de loi, notamment un texte visant à encadrer le télétravail et le travail via les plateformes numériques, tout en tenant compte des défis que ces nouvelles formes d’activité posent aux relations professionnelles.
Il a précisé que le projet de loi relatif au télétravail suit son parcours et sera soumis aux ministères concernés afin d’y apporter, si nécessaire, les modifications requises.
Issam Lahmar a ajouté que le télétravail est actuellement réglementé dans le secteur public, contrairement au secteur privé, où il ne dispose pas encore d’un cadre juridique spécifique, bien qu’il y soit davantage pratiqué.
Le ministre a enfin souligné la nécessité d’adopter un texte juridique flexible, capable de prendre en compte les évolutions du monde du travail, notamment avec le développement de l’intelligence artificielle, qui pourrait entraîner la disparition de certains emplois et la création de nouvelles professions.
