Publié le 27-10-2026

Tunisie : 4 000 cas d’effets indésirables liés aux médicaments en 2026

 

Le directeur général du Centre national de pharmacovigilance, Riadh Daghfous, a annoncé mardi que près de 4 000 cas liés aux effets indésirables des médicaments avaient été enregistrés depuis le début de l’année 2026 et jusqu’en octobre, sur un total de 7 500 consultations externes. Il a précisé que plus de 90 % de ces cas ne présentaient pas de gravité.



Tunisie : 4 000 cas d’effets indésirables liés aux médicaments en 2026

 

Dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), Riadh Daghfous a indiqué que la hausse des signalements reflète une prise de conscience croissante des citoyens et des professionnels de santé quant à l’importance de surveiller les symptômes indésirables après la prise de médicaments, afin d’évaluer les risques et de prévenir d’éventuelles complications.

Allergies cutanées et anomalies des analyses

Parmi les manifestations les plus fréquemment signalées figurent les allergies cutanées et les anomalies des analyses biologiques liées aux fonctions du foie et des reins, ainsi que des cas concernant des personnes atteintes de maladies chroniques. Certains signalements se sont toutefois révélés liés à des aliments, à des infections virales ou à des produits cosmétiques inadaptés.

En 2025, le Centre national de pharmacovigilance avait enregistré environ 4 300 cas d’effets indésirables sur un total de 8 578 consultations. Il avait également accueilli 400 femmes enceintes afin d’évaluer les effets éventuels des médicaments sur les fœtus.

Mise en garde contre les médicaments et compléments vendus sur les réseaux sociaux

Riadh Daghfous a mis en garde contre l’achat de médicaments et de compléments alimentaires sur les réseaux sociaux ou en dehors des circuits officiels de distribution. L’absence d’informations fiables sur leur composition peut exposer les consommateurs à des complications potentiellement dangereuses. Il a également déconseillé l’automédication, notamment l’utilisation d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires sans avis médical.

Des consultations numériques à distance en préparation

Le Centre travaille actuellement à la préparation d’un projet de consultations numériques à distance, destiné à faciliter l’accès aux services pour les habitants des régions éloignées et à limiter leurs déplacements. Les centres régionaux sont implantés dans les gouvernorats de Sousse, Sfax, Monastir, Bizerte et Nabeul. Le Centre de pharmacovigilance de Tunis compte actuellement 18 médecins.

Relevant du ministère de la Santé, le Centre national de pharmacovigilance assure la surveillance de la sécurité des médicaments, des vaccins et des produits cosmétiques après leur mise sur le marché. Il recueille les signalements d’effets indésirables et évalue les risques afin de contribuer à la protection de la santé publique.



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