Publié le 27-10-2026

De Chypre à Djerba : la tortue « Lara » parcourt près de 2 700 km en Méditerranée

La tortue marine « Lara » est arrivée le 10 septembre 2026 dans la réserve côtière et marine de Ras Rmel, sur l’île de Djerba, dans le sud-est de la Tunisie, après avoir parcouru près de 2 700 kilomètres en environ 120 jours. Son périple avait débuté à Chypre le 24 juin 2026.



De Chypre à Djerba : la tortue « Lara » parcourt près de 2 700 km en Méditerranée

Ce voyage s’inscrit dans le cadre d’un programme scientifique visant à suivre les déplacements des tortues marines et à étudier leurs itinéraires. La tortue « Lara », une femelle adulte de l’espèce Caretta caretta, connue sous le nom de tortue caouanne, a été équipée d’un dispositif de suivi par satellite avant d’être relâchée en mer le 24 juin 2026, après avoir nidifié au mois de juin dans la baie de Lara, à Chypre.

La tortue « Lara » mesure 78 centimètres de longueur et 66 centimètres de largeur, selon l’association Ghliss pour l’environnement marin.

Lara dans la lagune de Boughrara

Les déplacements de la tortue « Lara » ont été enregistrés dans la lagune de Boughrara le 1er octobre 2026. Elle continue d’évoluer dans cette zone marine caractérisée par sa riche biodiversité et l’abondance des ressources alimentaires pour les espèces marines.

La présence de la tortue dans cette lagune souligne l’importance de protéger les habitats naturels et de préserver les richesses marines. Les zones côtières et les lagunes constituent en effet des milieux essentiels à la vie et à l’alimentation de nombreuses espèces marines.

Un voyage qui souligne l’importance de la coopération internationale

Le parcours de « Lara » a relié les îles de Chypre et de Djerba, traversant les eaux chypriotes, égyptiennes et libyennes sur une distance d’environ 1 700 milles marins. Ce périple illustre l’interconnexion des écosystèmes marins de la Méditerranée et met en évidence l’importance de la coopération internationale pour protéger les tortues marines et préserver leurs habitats naturels.

Ce voyage met également en lumière le rôle des aires marines protégées et des lagunes côtières dans la préservation de la vie marine. Il rappelle que la protection des tortues nécessite une coordination permanente entre les chercheurs, les institutions officielles, les associations et les pêcheurs des différents pays de la région.

Une initiative pour protéger les tortues marines à Djerba

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une coopération entre l’Association méditerranéenne pour la recherche et la conservation des tortues marines (MedTRACS) et la Sea Turtle Conservancy (STC), avec le soutien de la fondation « Fahlo ».

L’association Ghliss pour l’environnement marin œuvre, en collaboration avec ces partenaires, à la protection des tortues marines et de leurs habitats naturels à Djerba, notamment dans la réserve marine de Ras Rmel et la lagune de Boughrara. Cette action est menée en partenariat avec l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL), l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), le Réseau des tortues marines d’Afrique du Nord (NASTNet), ainsi que les groupements de développement de la pêche d’Ajim et de Boughrara.

Ces efforts soulignent la nécessité de poursuivre le suivi des tortues marines et de protéger leurs zones de vie et de reproduction, afin de contribuer à la préservation de la biodiversité marine en Tunisie et dans l’ensemble du bassin méditerranéen.



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