Publié le 10-10-2026
Sociétés communautaires en Tunisie : le gouvernement veut accélérer leur création
La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a présidé ce samedi, au Palais du gouvernement à la Kasbah, un conseil ministériel restreint consacré au développement du système de gouvernance des sociétés communautaires, à l’amélioration des mécanismes d’accompagnement et d’encadrement, ainsi qu’à l’accélération de leur création et à la simplification des procédures qui leur sont liées.

À l’ouverture de la réunion, la cheffe du gouvernement a souligné que les sociétés communautaires représentent un choix économique national et stratégique visant à instaurer un nouveau modèle de développement fondé sur l’initiative collective, la promotion de l’emploi, la justice sociale et une répartition équitable des richesses, conformément aux orientations du président de la République, Kaïs Saïed.
Développer la gouvernance des sociétés communautaires et simplifier les procédures
Selon un communiqué de la Présidence du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri a expliqué que ce modèle économique repose sur la valorisation des ressources locales et régionales afin de les transformer en projets productifs, durables et compétitifs, capables de créer des emplois et de soutenir le développement. Elle a également souligné que les sociétés communautaires offrent aux porteurs de projets, notamment aux jeunes, des opportunités de contribuer à la création de richesses et au développement de leurs régions grâce au travail collectif et participatif.
Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, et la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, chargée des sociétés communautaires, Hasna Jiballah, ont présenté un exposé sur les principales réalisations en matière de gouvernance de ces entreprises. Celles-ci concernent notamment la simplification, l’unification et la numérisation des procédures à travers le registre national, ainsi que la facilitation de l’accès au financement et le renforcement de l’accompagnement et de la formation afin d’assurer la pérennité de leurs activités.
La réunion a également porté sur les principales difficultés et contraintes procédurales auxquelles sont confrontées les sociétés communautaires, ainsi que sur les solutions proposées pour y remédier. Des expériences considérées comme réussies en matière d’emploi des jeunes et de lutte contre le chômage ont également été présentées.
Orienter les sociétés communautaires vers des secteurs à forte valeur ajoutée
À l’issue des discussions, le conseil ministériel restreint a recommandé d’orienter les sociétés communautaires vers de nouveaux secteurs et marchés, tout en renforçant leur encadrement et leur accompagnement afin de les encourager à investir dans des domaines à forte valeur ajoutée et à dimension stratégique, en cohérence avec le plan de développement pour la période 2026-2030.
Le conseil a également appelé à développer les mécanismes de formation et d’accompagnement afin qu’ils couvrent toutes les étapes de réalisation des projets, depuis leur préparation et leur lancement jusqu’à leur exploitation. Il a préconisé d’adapter les programmes de formation aux besoins techniques de chaque société et de mettre en place des mécanismes permettant d’évaluer l’impact de la formation et de l’accompagnement sur leurs performances.
Les recommandations portent aussi sur l’élaboration et la documentation d’idées de projets intégrés au sein des chaînes de valeur des secteurs économiques ciblés. Ces projets devront être inscrits dans une banque de projets afin d’orienter les porteurs de projets vers des investissements susceptibles de générer des retombées économiques et sociales durables.
Un appel à lever les obstacles devant les porteurs de projets
À la clôture de la réunion, la cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’intensifier les efforts de sensibilisation à l’importance des sociétés communautaires et à leur rôle dans le développement local et régional, la valorisation des ressources disponibles dans les différentes régions, ainsi que la création d’emplois et de richesses, notamment au profit des jeunes.
Elle a également souligné la nécessité de lever les obstacles aux niveaux central, régional et local. Elle a appelé les ministères, les structures publiques et les gouvernorats concernés à renforcer la coordination, à simplifier les procédures administratives et à améliorer l’accompagnement des porteurs de projets, afin de répondre aux attentes des Tunisiennes et des Tunisiens.
