Publié le 10-08-2026
Escalope à 20 dinars le kilo : la vérité sur la hausse des prix
La hausse du prix de l’escalope de poulet suscite de nombreuses interrogations chez les consommateurs tunisiens, notamment face aux tarifs élevés affichés dans plusieurs points de vente. Ibrahim Neffzaoui, représentant de la Chambre nationale des vendeurs de viandes blanches, explique que cette augmentation ne dépend pas uniquement de l’offre et de la demande, mais qu’elle est principalement liée à l’augmentation des coûts de production et aux pertes enregistrées récemment par le secteur.

La chaleur a causé d’importantes pertes aux éleveurs
Ibrahim Neffzaoui a indiqué que les fortes vagues de chaleur et les coupures d’électricité ont fortement impacté le secteur avicole. Certains éleveurs auraient enregistré des taux de mortalité élevés atteignant environ 40 à 50 %, ce qui a contribué à l’augmentation des coûts de production.
La hausse du prix du poulet vivant explique-t-elle celle de l’escalope ?
Le représentant de la chambre nationale a précisé que l’augmentation du prix du poulet vivant n’entraîne pas automatiquement une hausse de tous les produits avicoles. Il rappelle que le secteur est soumis à des règles et à des prix encadrés, avec un tarif du poulet abattu fixé autour de 7,5 dinars le kilogramme au niveau de l’abattoir et 8,5 dinars pour le consommateur.
L’escalope ne devrait pas dépasser 20 dinars
Concernant l’escalope, Ibrahim Neffzaoui affirme que son prix ne devrait pas dépasser 20 dinars le kilogramme, appelant à renforcer les contrôles auprès des points de vente qui pratiquent des tarifs supérieurs.
Le secteur réclame une meilleure organisation des marges
Il a également souligné que le problème principal réside dans l’absence d’une organisation claire des marges bénéficiaires entre les différents intervenants, du producteur au fournisseur jusqu’au détaillant. Selon lui, une concertation entre toutes les parties est nécessaire afin de réguler les prix et de protéger à la fois le consommateur et les professionnels.
L’approvisionnement reste assuré malgré les difficultés
Enfin, Ibrahim Neffzaoui a affirmé que le marché ne connaît pas de pénurie et que l’offre reste disponible, avec toutefois une baisse de la demande durant cette période, à l’exception des besoins du secteur touristique pour lequel un stock spécifique a été prévu.
