Publié le 01-08-2026
La Méditerranée ''en ébullition'' : Mehrez Ghanouchi alerte sur un automne sous haute surveillance
L’ingénieur en météorologie Mehrez Ghanouchi a indiqué que les derniers indicateurs climatiques nécessitent un suivi attentif, soulignant que les modèles climatiques mondiaux commencent à envoyer des signaux précoces concernant un possible excédent de précipitations durant la fin de l’été et le début de l’automne.

La Tunisie parmi les régions concernées par un risque accru de pluies supérieures à la normale
Dans une publication, Mehrez Ghanouchi a expliqué que les dernières cartes de Copernicus C3S, basées sur la moyenne de plusieurs modèles climatiques mondiaux, indiquent une augmentation des probabilités d’enregistrer des précipitations supérieures aux normales climatiques durant les mois d’août et septembre en Tunisie.
Il a précisé que ces données ne signifient pas nécessairement l’arrivée d’inondations ou de perturbations majeures, mais qu’elles représentent un signal précoce nécessitant préparation et suivi de l’évolution de la situation météorologique.
La chaleur exceptionnelle de la Méditerranée, une énergie stockée pouvant alimenter les orages
Selon Mehrez Ghanouchi, la hausse record de la température de la mer Méditerranée durant cet été ne constitue pas seulement un chiffre, mais représente une importante quantité d’énergie thermique accumulée dans les eaux, susceptible de renforcer les systèmes orageux lors de l’arrivée de masses d’air froid en provenance du nord de la Méditerranée.
Il a ajouté que la combinaison entre une mer exceptionnellement chaude et les premières descentes froides de l’automne pourrait favoriser la formation de perturbations capables de provoquer d’importantes quantités de pluie en peu de temps.
« Ghasslet En Nawader », la mémoire tunisienne des pluies automnales
L’ingénieur en météorologie a rappelé que cette période est connue en Tunisie sous le nom de « Ghasslet En Nawader », une appellation liée à la mémoire collective des Tunisiens marquée par des épisodes de fortes pluies orageuses, de crues soudaines et de débordements d’oueds en quelques heures.
Les inondations sont-elles déjà confirmées ?
Mehrez Ghanouchi a insisté sur le fait que ces indicateurs ne signifient pas que des inondations sont certaines, ni que la Tunisie connaîtra forcément un automne exceptionnel. Il s’agit plutôt d’une augmentation des chances d’avoir des précipitations supérieures aux moyennes habituelles.
Il a appelé à suivre l’évolution de la situation météorologique durant les prochaines semaines et à renforcer le niveau de préparation des différentes structures concernées.
Un appel à la préparation avant les éventuelles perturbations
Mehrez Ghanouchi a adressé un message aux autorités nationales, régionales et locales, appelant à nettoyer les avaloirs, préparer les cours d’eau, renforcer la disponibilité de la Protection civile et entretenir les infrastructures hydrauliques ainsi que les réseaux d’évacuation des eaux pluviales.
Il a souligné que la préparation anticipée reste le meilleur moyen de faire face aux risques, rappelant que la nature n’offre pas toujours un second avertissement avant la survenue des événements extrêmes.
En conclusion, Mehrez Ghanouchi a précisé que ces données ne constituent pas une prévision d’un épisode météorologique précis, mais plutôt des tendances climatiques saisonnières qui seront suivies quotidiennement à travers les modèles mondiaux, exprimant l’espoir que les prochaines pluies soient des pluies bénéfiques et une source de bien pour la Tunisie.
