Invité sur les ondes de la Radio Nationale, il a estimé que l’adoption de nouvelles approches dans le secteur du bâtiment pourrait permettre de réaliser jusqu’à 30 % d’économies d’énergie, tout en améliorant le confort et la durabilité des habitations.
Vers une architecture tunisienne plus adaptée au climat
Mohsen Gharsi a souligné que l’architecture tunisienne reste encore largement inspirée des modèles européens, appelant à redonner une place importante aux techniques et aux éléments du patrimoine architectural local.
Selon lui, ces traditions doivent toutefois être modernisées afin de répondre aux exigences actuelles en matière de sécurité, d’efficacité énergétique et de respect des normes environnementales.
Le retour du Majel dans les constructions modernes
Parmi les solutions traditionnelles à valoriser, le doyen des ingénieurs a notamment évoqué le Majel, ancienne citerne destinée à la récupération des eaux de pluie.
Il a estimé que ce système pourrait retrouver sa place dans les habitations contemporaines, à condition de moderniser les dispositifs de collecte et d’extraction de l’eau, tout en garantissant des conditions strictes d’hygiène et de sécurité.
Un appel à soutenir les ingénieurs spécialisés dans l’écoconstruction
Mohsen Gharsi a également plaidé pour offrir davantage d’opportunités aux ingénieurs tunisiens spécialisés dans le bâtiment écologique, afin qu’ils puissent présenter leurs projets et participer activement au développement d’un secteur considéré comme stratégique pour l’avenir.
Pour lui, la transition vers une construction plus durable représente un enjeu majeur face aux défis énergétiques et environnementaux auxquels la Tunisie est confrontée.

