Publié le 08-07-2026
Affaire Samir Abdelli : l'avocat condamné à 18 ans de prison dans un dossier lié au terrorisme
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu, ce mardi, des jugements dans l’affaire impliquant l’avocat Samir Abdelli, ainsi que son chauffeur particulier et sa secrétaire, sur fond d’accusations liées à des infractions terroristes et au blanchiment d’argent.

18 ans de prison pour l’avocat Samir Abdelli
Le tribunal a condamné Samir Abdelli à 18 ans de prison, après l’avoir reconnu coupable de faits liés à l’orientation, l’organisation et l’assistance, par quelque moyen que ce soit et même sans contrepartie financière, visant à faciliter l’entrée d’une personne sur le territoire tunisien, légalement ou clandestinement, par les points de passage ou par tout autre moyen, dans le but de commettre une infraction terroriste.
Condamnation également pour blanchiment d’argent
La juridiction a également retenu à l’encontre de l’avocat l’accusation de blanchiment d’argent lié à des infractions terroristes, dans le cadre du même dossier examiné par la chambre criminelle spécialisée.
3 ans de prison pour le chauffeur et 2 ans pour la secrétaire
Dans la même affaire, le tribunal a condamné le chauffeur particulier de l’avocat à trois ans de prison, tandis que sa secrétaire a écopé de deux ans d’emprisonnement.
Les motifs de condamnation du chauffeur et de la secrétaire
Les condamnations prononcées à leur encontre sont liées au fait de ne pas avoir informé les autorités compétentes des actes, informations ou indications dont ils auraient eu connaissance concernant la préparation ou la possible commission d’une infraction terroriste, malgré leur obligation de respecter le secret professionnel.
Une source judiciaire confirme les verdicts
Une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) a confirmé le prononcé de ces jugements par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du Tribunal de première instance de Tunis, après l’examen du dossier et la décision concernant les charges retenues contre les accusés.
